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  <title>20 secondes de réflexion...? (Premiers pas d'un improvisateur)</title>
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  <title>Instant fugace de bonheur...</title>
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  <issued>2006-12-21T22:02:55+01:00</issued>
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  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Il m’est arrivé quelque chose de « spécial » aujourd’hui. Certains d’entre vous, improvisateurs de plus longue date, l’ont peut-être déjà vécu. Moi jamais.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Il m’est arrivé quelque chose de «&amp;nbsp;spécial » aujourd’hui. Certains d’entre vous, improvisateurs de plus longue date, l’ont peut-être déjà vécu. Moi jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une journée de travail ordinaire, passablement pénible. Un pot de départ à la boîte m’ayant privé d’un repas au resto, je me retrouve avec un collègue à la «&amp;nbsp;Croissanterie » de la Part-Dieu, entouré de dizaines de personnes attendant patiemment de commander un sandwich au poulet. Le centre commercial est bondé, bruyant, je suis de mauvais poil. Je discute vaguement boulot avec mon collègue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est alors qu’une jeune femme s’approche de moi, son plateau-repas à la main. Elle me regarde et bredouille quelque chose comme :&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Euuh… vous faites… enfin … vous faites du théâtre, non&amp;nbsp;? ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Surpris, je bredouille à mon tour&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Euuuuh, je fais de l’impro, oui&amp;nbsp;! ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La fille reprend :&lt;br /&gt;
- Oui… euuuh… En fait j’étais, l’autre jour… je veux dire… au spectacle… y’a pas longtemps… (elle gesticule maladroitement, son plateau à la main)… y’a quelques jours… enfin moins que ça !…&lt;br /&gt;
- … vous étiez au match&amp;nbsp;? Contre la Sélection Suisse ?&lt;br /&gt;
- Oui, voilà… et je voulais vous féliciter… vous dire «&amp;nbsp;bravo »… vous avez beaucoup de talent… et je voulais vous féliciter… c’était vraiment très bien… et bravo…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle m’explique qu’elle est venue au spectacle avec un de mes collègues de boulot (&lt;em&gt;je crois qu’ils n’avaient jamais vu d’impro, ni l’un ni l’autre&lt;/em&gt;), et qu'ils ont vraiment adoré le spectacle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je vacille, et tente de la remercier à mon tour&amp;nbsp;: je lui dis que ça me fait très plaisir, que c’est la première fois qu’on me «&amp;nbsp;reconnait » et qu’on vient me voir pour me «&amp;nbsp;féliciter ». Mon regard passe successivement du sien à celui de mon collègue. Je suis gêné. Elle reprend&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- … voilà… et je pense que je reviendrai vous voir jouer… quand euuuh… ben quand ce sera possible à nouveau…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je la remercie une fois encore, et elle part s’installer à une table, à l’autre bout de la salle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette petite scène m’a mis une patate d’enfer toute la journée.&lt;br /&gt;
Alors attention&amp;nbsp;: je ne m’emballe pas sur le coup du «&amp;nbsp;&lt;em&gt;vous avez beaucoup de talent&lt;/em&gt; » ou sur les superlatifs qu’elle a pu utiliser (d’ailleurs le «&amp;nbsp;&lt;em&gt;vous&lt;/em&gt; » peut très bien être destiné à la Ligue, et non-pas à moi en particulier).&lt;br /&gt;
Je suis simplement ‘heureux’.&lt;br /&gt;
Heureux que quelqu’un que je ne connais absolument pas se soit souvenu de m’avoir vu sur scène, et soit venu me voir pour m’en parler. Ca ne m’était jamais arrivé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est une histoire toute simple. Un «&amp;nbsp;retour public » inattendu.&lt;br /&gt;
Qui m’a fait beaucoup de bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’espère avoir l’occasion de revivre un tel moment, et je le souhaite à chaque personne qui a le petit grain de folie nécessaire pour s'aventurer sur les planches de temps à autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ca fait un bien fou, et on le mérite tous.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Avant d’entrer sur scène…</title>
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  <issued>2006-06-15T21:59:16+02:00</issued>
  <modified>2006-06-15T21:59:16+02:00</modified>
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  <author><name>Debug</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>L’angoisse, la montée en pression, les rituels systématiques… tout ce qui se passe pour moi avant l’entrée sur scène.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;L’angoisse, la montée en pression, les rituels systématiques… tout ce qui se passe pour moi avant l’entrée sur scène.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Généralement, l’angoisse commence à monter 3 ou 4 heures avant un spectacle. Elle arrive progressivement, sans que j’en aie vraiment conscience, jusqu’au moment où je réalise sa présence parce que je la &lt;em&gt;ressens&lt;/em&gt; physiquement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis en train de bosser, focalisé sur autre chose, sans penser une seconde au spectacle, et soudain je réalise que mon «&amp;nbsp;corps » stresse. Comme un rappel pour me dire que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;quelque-chose va bientôt se passer&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est toujours une sensation étrange&amp;nbsp;: l’impression que le cœur se serre de plus en plus. La même sensation que celle que l’on ressent avant de passer un examen important.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’angoisse reste présente de manière latente jusqu’au départ de la Mi-Graine pour le briefing d’avant spectacle&amp;nbsp;: là, elle se fait plus intense.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’annonce des catégories, des punitions… autant de paramètres et de possibilités qui sont générateurs de stress pour moi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On atteint le paroxysme pendant les quelques (interminables) minutes qui précèdent l’entrée sur scène, lorsqu’on se retrouve coincé dans les minuscules «&amp;nbsp;loges » de la Mi-Graine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis la lumière s’éteint, le public devient silencieux, et la musique démarre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Invariablement, à chaque spectacle, je repense à une phrase d’Hélène qui m’avait dit lors de mon tout premier Totem :&lt;br /&gt;
&quot;&lt;em&gt;Tu verras, là c’est vraiment le pire moment !&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Systématiquement, quelques secondes avant d’entrer sur scène, je prononce pour moi-même une petite phrase&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Allez, en route pour la gloire.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut prendre cette phrase au &lt;ins&gt;second degré&lt;/ins&gt;, évidemment&amp;nbsp;! Je crois qu'elle m'est venue lors de mon premier spectacle&amp;nbsp;: j’avais ressenti le besoin de «&amp;nbsp;ponctuer » le départ d’un spectacle par une petite phrase. Celle-ci provient d’une série de sketchs que je n’ai même jamais vus&amp;nbsp;: je sais simplement qu’à la toute fin de chaque sketch, la dernière phrase prononcée était systématiquement &quot;&lt;em&gt;Allez, en route pour la gloire&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ai dû trouver que cette phrase était un «&amp;nbsp;clin d’œil » qui collait bien à la situation… Toujours est-il qu’elle m’accompagne sur chaque spectacle...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toutes les sensations se transforment dès qu’on pose le pied sur scène.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n’est plus vraiment de l’angoisse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ca devient… «&amp;nbsp;&lt;em&gt;quelque-chose de différent&lt;/em&gt; »… qui nous pousse vers le spectacle.&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Déplacement au Havre : premier "vrai" déplacement</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.debugsworld.com/20secondes/index.php?2006/04/08/11-deplacement-au-havre-premier-deplacement-sur-deux-jours" />
  <issued>2006-04-08T23:40:12+02:00</issued>
  <modified>2006-04-08T23:40:12+02:00</modified>
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  <author><name>Debug</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Samedi 8 et Dimanche 9 avril 2006 : Premier déplacement hors de Lyon - un week-end pour avoir la FRIT.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Samedi 8 et Dimanche 9 avril 2006 :&lt;/strong&gt; Premier déplacement hors de Lyon - un week-end pour avoir la FRIT.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Havre_2006/Sable.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes le 11 juin, et cet événement a eu lieu le 8 avril 2006.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’équipe sélectionnée pour ce match avec la &lt;a href=&quot;http://lafrit.free.fr/&quot;&gt;FRIT&lt;/a&gt; était la suivante&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Edeline&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Marion&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pauline&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pierre&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Tibo&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Antoine&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Comme (trop) souvent cette année, j’avais la crève. Et cela m’a un peu empêché de profiter du voyage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Départ de Lyon le Samedi matin&amp;nbsp;: toute l’équipe s’est retrouvée à la garde la Part-Dieu, sauf Pierre qui était déjà sur place depuis quelques jours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le premier train avait un peu de retard, mais rien d’handicapant, et la première partie du trajet s’est bien déroulée. C’est à l’arrivée sur Paris que le rythme s’est accéléré&amp;nbsp;: personnellement je ne connais pas Paris, et je crois que j’aurais franchement paniqué si j’avais dû faire le trajet seul. Du monde de partout, des dizaines de lignes de métro … Heureusement que Marion connaissait bien les lieux&amp;nbsp;: elle a pu nous faire bénéficier de ses «&amp;nbsp;gruges » pour ne pas attendre au guichet pour les tickets de RER, et nous a magistralement aiguillé dans les méandres de la gare.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Havre_2006/Pauline_Marion.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;   &lt;img src=&quot;/20secondes/images/Havre_2006/Tibo.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Havre_2006/Edeline.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;   &lt;img src=&quot;/20secondes/images/Havre_2006/Toine.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons eu notre second train à la minute près (véridique)&amp;nbsp;: nous sommes montés en courant dans le premier wagon accessible, et le train a démarré avant que nous ayons atteint nos places. C’était vraiment speed.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pierre et Ismaël nous ont accueillis sur le quai de la gare du Havre. C’est con à dire, mais j’étais content car Ismaël se souvenait de mon prénom (nous avions joué ensemble sur un Totem quelques semaines auparavant, mais j’étais assez peu entré sur scène et je n’avais pas eu l’occasion d’apprendre à le connaître après le spectacle).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est sous la pluie que nous avons marché jusqu’à l’appartement d’Ismaël. Pendant que nous grignotions dans l’appartement, Marion et Edeline sont allées acheter des petits lapins en chocolat à offrir à l’équipe du Havre (eh oui&amp;nbsp;! C’était Pâques !).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons été conduits à la salle par des membres de la FRIT&amp;nbsp;: ils ont la chance de pouvoir utiliser une grande salle très confortable, d’une capacité de 300 personnes environ. J’ai vraiment été ravi de découvrir cette salle et sa patinoire. Je crains les patinoires. J’ai toujours peur de me casser la gueule en entrant sur une impro (celle-ci était heureusement d’une hauteur «&amp;nbsp;acceptable »;-))… J’ai tout de suite remarqué des petits emplacements dans le bois de la patinoire, susceptibles de pouvoir accueillir la bonne dizaine de paquets de Kleenex dont j’aurais besoin pendant le spectacle&amp;nbsp;! ;-)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Echauffement commun avec la FRIT&amp;nbsp;: entre un &lt;em&gt;Big Buddy&lt;/em&gt; et un &lt;em&gt;Western&lt;/em&gt; (je ne me souviens plus du nom exact), Pierre nous a proposé plusieurs petits jeux dont un «&amp;nbsp;ambassadeur » dans lequel on devait deviner des titres de films d’horreur. Je ne me souviens pas de tous les titres, mais certains étaient vraiment gratinés&amp;nbsp;!
Nous ne savions pas trop par quoi commencer le spectacle. Après délibération, nous avons décidé de commencer par un «&amp;nbsp;échauffement » suivi d’une sorte de «&amp;nbsp;cache-cache »&amp;nbsp;: un improvisateur devrait trouver les autres parmi le public. Nous terminerions alors par une sorte de «&amp;nbsp;photo de groupe ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vers la fin de l’échauffement, Ismaël m’a demandé mon numéro de maillot&amp;nbsp;: il était en train d’établir les ordres de passage. Une surprise m’attendait…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Entrée du public. Montée en pression pour moi. Comme d’habitude, je ne suis pas à l’aise tant que je n’ai pas l’impression de maîtriser tous les paramètres&amp;nbsp;: cette fois-ci, ma grande inquiétude était de savoir de quel côté on allait entrer sur scène et comment on allait se disposer autour de la patinoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Début du spectacle. Echauffement. Cache-cache. Photo de groupe.
Puis chaque équipe repart derrière les gradins. Je stresse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ismaël, maître de cérémonie, commence alors l’appel des équipes&amp;nbsp;:
«&amp;nbsp;&lt;em&gt;(…) l’équipe de la Lilyade, de Lyon. Nous allons donc accueillir les joueurs en commençant par son &lt;strong&gt;capitaine&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Antoine GARNIER !&lt;/em&gt; ».
J’ouvre des yeux énormes en regardant Tibo&amp;nbsp;: je ne m’attendais pas à être appelé en premier, et je réalise déjà qu’en tant que capitaine je peux être amené à intervenir pendant le spectacle, prendre des décisions sur les comparées… bref&amp;nbsp;: je cours, et saute le premier dans la patinoire. Les autres me rejoignent pour l’hymne, et je trébuche sur les mêmes passages que d’habitude.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le match commence.
Sur la première impro, nous entrons à six sur une improvisation dont le thème est «&amp;nbsp;Ce que veulent les hommes ». Notre idée de départ est de démarrer quelque-chose à six, pour que les hommes et les femmes se retrouvent par la suite séparés dans des pièces différentes. Je suis à côté d’Edeline lorsque l’impro commence. Nous levons un verre et trinquons tous les six à un événement inconnu, avant que Pierre entraîne les hommes dans la cuisine. Juste avant de suivre Pierre, je m’approche d’Edeline pour l’embrasser. Ce que n’ont pas fait les autres. Je me dis alors que c’est sur «&amp;nbsp;nous » que va reposer l’impro. J’imagine qu’Edeline pense pareil.
Chaque groupe se retrouve d’un côté de la patinoire&amp;nbsp;: Edeline se met alors à sauter de joie sur place, et je crois voir qu’elle montre sa main aux autres filles. Je lance alors aux deux garçons&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bon les gars, je crois que j’ai fait une connerie&lt;/em&gt; ». Le public percute et se marre tout de suite. Pas besoin d’en dire plus. Les filles reprennent une phase d’hystérie, puis retour sur les hommes&amp;nbsp;: Pierre s’approche de moi et me traite d’abruti. Il me met alors une claque spectaculaire, qui me surprend autant que le public. Je tente de m’expliquer&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;On était devant un magasin, je lui ai acheté une bague, mon lacet s’est défait, je me suis retrouvé à genoux…&lt;/em&gt; ». L’impro marche vraiment du tonnerre. Je ne sais plus comment elle se termine, mais tout le monde est content et c’est une bonne entrée en matière pour le reste du match.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Improvisation comparée. Personne n’a d’idée, mais il a été défini que Marion, Pauline et moi devrions entrer. Au coup de sifflet, Marion me fait comprendre qu’elle a quelque-chose&amp;nbsp;: je vais donc la suivre. Elle entre sur scène en tant que politicienne en conférence de presse, et je suis un des journalistes. Je pose des questions stupides, je lui demande notamment des précisions sur une histoire de «&amp;nbsp;&lt;em&gt;petit pot Blédina qu’on aurait perdu chez elle et qu’on aurait jamais retrouvé&lt;/em&gt; » (c’est vraiment très con, je ne sais pas d’où ça m’est venu !). Tibo entre ensuite sur scène, journaliste lui-aussi, et pose une question vraiment incompréhensible… je dis que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;ça m’intéresserait de savoir également&lt;/em&gt; », et le public réagit. La fin de l’impro est un peu hasardeuse je crois, mais sympa.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A la mi-temps, tout le monde est content. Ca change de mon dernier match avec «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Pièces en stock&lt;/em&gt; »&amp;nbsp;: à la mi-temps de ce précédent match, personne n’était réellement satisfait de la tournure du spectacle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Seconde mi-temps&amp;nbsp;: juste avant d’entrer sur scène, je me rappelle qu’il faut aller chercher les lapins en chocolat&amp;nbsp;! Tibo les récupère in-extremis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’entre sur une impro qui reste de loin un de mes meilleurs souvenirs à ce jour&amp;nbsp;: le thème est relatif aux «&amp;nbsp;habitudes ». Je dois rentrer seul, et mon coaching me présente comme un gars hyper-maniaque à la limite du «&amp;nbsp;toc ». qui ne supporte pas que ses habitudes soient bouleversées. J’entre sur scène. En quelques secondes, je réalise que le joueur de la FRIT a exactement le même coaching. Par bonheur, on arrive à en jouer tous les deux&amp;nbsp;: c’est l’heure qui régit toute notre vie.
Nous nous focalisons sur une horloge, au mur, qui est censée donner le «&amp;nbsp;top » pour notre prochaine activité. Un des joueurs de la FRIT, en réserve, lance alors&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Attention, attention, nous vous informons qu’une panne d’électricité générale empêche tout appareil électrique de fonctionner. »
Je lance alors&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Quoi ?... Même sur les piles ??!?&lt;/em&gt; ».
Applaudissements et rires du public. J’entends tout le monde se marrer. Même l’arbitre, caché devant nous dans la patinoire, est mort de rire. Une joueuse de la FRIT entre alors pour nous amener des piles, mais nous n’arrivons pas à nous en servir pendant l’impro. Elle fera le même genre de proposition un peu plus tard, sans que nous soyons très inspirés.
Je me fais vraiment plaisir pendant toute l’impro, même s’il faut reconnaître qu’elle ne va pas très loin.
Fin de l’impro&amp;nbsp;: je suis hyper content, le public applaudit… et le point va à la Lilyade&amp;nbsp;!
Ca ne veut pas dire grand-chose, mais sur le moment je suis assez fier&amp;nbsp;: deux joueurs adverses sont entrés, un troisième a fait une voix-off, aucun joueur de la Lilyade n’est intervenu, et le point est pour nous&amp;nbsp;! C’est un peu comme si le point était «&amp;nbsp;pour moi ».
Je sais bien que cette impro n’avait rien de formidable, mais l’ensemble me laisse un sacré bon souvenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Impro «&amp;nbsp;retour en arrière »&amp;nbsp;: je me souviens juste que Pierre entre en crapaud, lance sa langue et attrape une mouche. Je dis alors quelque-chose comme&amp;nbsp;:
&lt;em&gt;Il a attrapé cette mouche à au moins 500 mètres !&lt;/em&gt;
(Coup de sifflet)
&lt;em&gt;Il a attrapé cette mouche de vraiment très-très-loin !&lt;/em&gt;
(Coup de sifflet)
&lt;em&gt;Cette mouche méritait de mourir.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une dernière entrée, pour répondre à un appel d’Edeline&amp;nbsp;: seule en scène, elle appelle un homme, «&amp;nbsp;Marc »,  qui n’arrive jamais. Sur les starting-blocks, j’attends qu’un membre de l’équipe adverse entre… ce qui n’arrive pas. Je me lance alors vers Edeline pour interpréter ce «&amp;nbsp;Marc », dont je ne sais rien. Nous ne restons pas très longtemps en scène. En réserve, Edeline me dit que c’est dommage que je sois entré sur scène, car il aurait été préférable que ce soit un joueur de la FRIT qui rentre pour équilibrer le nombre de joueurs. Je suis un peu déçu sur le moment. J’étais rentré pour bien faire et éviter de la laisser en carafe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le match se termine, et tout le monde semble content (je n’ai aucune idée du score final). Pour ma part, j’ai vraiment passé un très bon moment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En sortant de la salle, Tibo découvre qu'il sera en concert dans cette même salle quelques jours plus tard&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Havre_2006/Concert_Tibo.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est l’heure de faire la fête&amp;nbsp;: la FRIT nous emmène alors dans une petite maison, située juste au pied d’un autopont. Au premier abord, cet endroit fait peur&amp;nbsp;: il fait penser inévitablement à un décor classique de série télé, l’endroit où quelqu’un va fatalement se faire buter&amp;nbsp;!
La vue de l’autre côté de la maison donne sur l’eau, ce qui est plus rassurant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La soirée se passe bien. Je suis embringué dans une espèce de «&amp;nbsp;rap » avec un des membres de la FRIT, dans lequel je me rends parfaitement ridicule&amp;nbsp;! (alors que mon acolyte avait un vrai don pour le rap, lui !).
Rien de spécial à dire, très sympa. Ma crève m’a malheureusement empêché d’en profiter comme je l’aurais voulu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Edeline et moi avons passé la nuit chez Anne (je ne sais plus trop à quelle heure nous nous sommes couchés). Nous avons retrouvé les autres le lendemain vers midi, pour aller manger dans une crêperie. C’était vraiment bon. On crevait tous la dalle vraiment et du coup le temps de service nous paraissait interminable&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons ensuite fait un petit tour sur la côté, pris quelques photos, et bu un verre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Havre_2006/Mer.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Havre_2006/Ed_Moi_Marion.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Havre_2006/Pauline_Pierre.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Havre_2006/Groupe_FRIT.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Petite panique avant de prendre le train du retour&amp;nbsp;: à quelques minutes du départ, Edeline et moi n’avions pas nos bagages, restés dans une autre voiture&amp;nbsp;!
Nous avons remercié tout le monde sur le quai de la gare, avant de prendre le train et de repartir sur Lyon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Petite mésaventure dans le dernier train, qui nous a beaucoup fait rire&amp;nbsp;: le train s’est arrêté au beau milieu du trajet, et quelques secondes plus tard un contrôleur a pris la parole au micro pour annoncer qu’on leur avait annoncé par texto qu’un train était en panne plus loin sur la voie.
Le fait qu’ils aient été prévenus de la panne par texto était vraiment absurde et drôle&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivée sur Lyon, tous crevés. Mais contents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré la fatigue (maladie et trajet), c’était vraiment une chouette expérience. Les membres de la FRIT ont été vraiment sympas et accueillants, et j’ai passé un très bon match. J’avais vraiment envie de participer à un déplacement avant de terminer cette première année avec la Lilyade. Les déplacements sont une manière d’apprendre à connaître «&amp;nbsp;différemment » les membres de sa propre ligue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une expérience à renouveler.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Premier M.C : « Moyennement Content ».</title>
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  <issued>2006-03-27T00:14:42+02:00</issued>
  <modified>2006-03-27T00:14:42+02:00</modified>
  <id>http://www.debugsworld.com/20secondes/index.php?2006/03/27/13-premier-mc-moyennement-content</id>
  <author><name>Debug</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Lundi 27 mars 2006 : Frederic Martin a l’habitude de dire que le rôle du M.C. est « multidimensionnel ».
Cette expression m’avait toujours fait rire.
Jusqu’au jour où j’ai eu moi-même le cul posé sur la banquette du M.C.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi 27 mars 2006 :&lt;/strong&gt; Frederic Martin a l’habitude de dire que le rôle du M.C. est «&amp;nbsp;&lt;em&gt;multidimensionnel&lt;/em&gt; ».
Cette expression m’avait toujours fait rire.
Jusqu’au jour où j’ai eu moi-même le cul posé sur la banquette du M.C.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes le 11 juin, et cet événement a eu lieu le 27 mars 2006.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rôle de Maître de Cérémonie m’avait toujours repoussé et attiré à la fois, et cette «&amp;nbsp;grande première » m’avait vraiment intrigué.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis arrivé à la Mi-Graine en ayant bien potassé et préparé le sujet&amp;nbsp;: j’avais lu un document rédigé par Fred au début de l’année, surfé sur le forum de la Lilyade pour trouver des idées de catégories et de punitions, et même préparé une fiche de Totem «&amp;nbsp;antisèche » pour ne rien oublier&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Fiche_Totem_1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Fiche_Totem_2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’équipe du soir était la suivante&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Philippe Muyard (&lt;em&gt;Guest-star !&lt;/em&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Marion&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vanessa&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Florian&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Tibo.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Les joueurs sont arrivés petit à petit, et nous avons pu faire un petit échauffement. Je voulais vraiment essayer de faire quelque chose de dynamique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Briefing dans le bar, juste avant le spectacle&amp;nbsp;: j’ai essayé d’expliquer un peu les catégories/punitions à l’équipe. Rien de très original, mais j’avais volontairement choisi des choses que j’aimais voir&amp;nbsp;: zapping, doublage, retour en arrière, etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le spectacle commence. Les joueurs entrent en scène pour présenter les trois positions de réflexion, et c’est ensuite à moi d’entrer. J’attaque avec une phrase bien classique, du style&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bonsoir la Mi-Graine, est-ce que ça va bien ?&lt;/em&gt; ». Le public répond vraiment bien. Du coup, je le refais gueuler un petit coup.
Je commence alors les explications&amp;nbsp;: les thèmes, les positions, etc. Je demande si «&amp;nbsp;&lt;em&gt;quelqu’un n’a jamais vu de Totem d’improvisation&lt;/em&gt; ». Seul Zobert répond, ce qui me permet heureusement de passer à la suite.
Très vite, je vois les joueurs s’agiter sur la gauche de mon champ de vision&amp;nbsp;: je tourne la tête vers les loges, et je les vois gesticuler. Ils me chuchotent alors les mots&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;C’est trop long&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Panique à bord.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis complètement déstabilisé, et je me mets à bredouiller n’importe quoi. Je veux faire vite, mais d’une autre côté j’ai l’impression d’avoir encore plein de choses à dire&amp;nbsp;! Plus mes explications avancent, plus je deviens incohérent. Je m’approche alors de mes antisèches, et j’annonce au public que j’ai des petites fiches et qu’il faut que je les consulte... C’est pathétique, mais sur le moment les gens rigolent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je fais entrer les joueurs, je lance le premier dé (&lt;em&gt;pour la petite histoire, je n’ai pas pris une seule fois la «&amp;nbsp;vraie » valeur du dé pendant tout le spectacle&lt;/em&gt;), et je siffle le début du cocus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En théorie, j’avais prévu de noter chaque thème et durée d’impro sur ma fiche de Totem. En pratique, je n’arrive pas à jongler entre mon stylo, le sifflet, et le chronomètre. Du coup, je ne parviens pas à écrire quoi que ce soit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je siffle le début de l’impro&amp;nbsp;: je suis déjà en nage. Je tente de lancer le chronomètre, mais il ne démarre pas&amp;nbsp;! J’appuie dessus plusieurs fois pour le faire démarrer, mais rien ne se passe&amp;nbsp;! Et en plus, il «&amp;nbsp;bippe » à chaque fois que je lui appuie dessus&amp;nbsp;! Je le compresse donc contre moi pour étouffer le bruit. Au bout de plusieurs tentatives, il finit par démarrer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est à ce moment précis que je comprends le terme «&amp;nbsp;&lt;em&gt;multidimensionnel&lt;/em&gt; ».
Je réalise que pendant tout le spectacle, il va me falloir à la fois&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;donner le temps restant aux joueurs pendant chaque impro,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;gérer la fin des impros, c'est-à-dire trouver le bon moment pour siffler (c’est de loin le plus difficile, je trouve)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;décider du temps de la prochaine improvisation en fonction du rythme du spectacle,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;décider de mettre ou non une catégorie ou une punition,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;noter les thèmes et la durée,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;contrôler l’heure pour respecter une durée maximum pour le spectacle,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;etc.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Pour faire simple&amp;nbsp;: je réalise assez vite que je vais en chier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La transition entre chaque improvisation n’est pas facile à gérer non-plus&amp;nbsp;: en théorie, il faudrait que le M.C. se lève de temps à autres, et ponctue chaque fin d’impro par une petite remarque marrante. Eh bien moi&amp;nbsp;: j’avais que dalle. Je me suis levé plusieurs fois, j’ai interpellé les joueurs pour des punitions ou des catégories, mais toujours de manière assez lamentable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au début de chaque improvisation, il y a des choses à annoncer de manière systématique&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la manière de réfléchir,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le thème,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le temps,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;avec ou sans catégorie.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Je me souviens qu’avant le spectacle, j’avais noté l’ordre dans lequel donner ces infos. J’avais dû mal noter, car à chaque improvisation, lorsque les joueurs se mettaient en place, ils me demandaient à chaque fois une info que je m’apprêtais à leur donner «&amp;nbsp;plus tard ». C’est du détail, mais ça rajoutait à mon stress.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout le long du spectacle, j’ai eu l’impression d’être tombé dans une sorte de faille spatio-temporelle ou un truc dans le genre. Le temps semblait s’écouler d’une manière vraiment étrange (&lt;em&gt;il faudrait mettre les frères Bogdanoff là-dessus&lt;/em&gt;). Le M.C. fait partie du spectacle, indique le temps en permanence, suit chacune des impros pour en siffler la fin… et pourtant, je n’ai pratiquement aucun de ce qui a pu se passer pendant une heure et demie. C’est le flou total.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ai tout de même quelques petits souvenirs diffus&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;j’avais tellement chaud pendant le spectacle que j’ai fait voter le public pour savoir si je devais ou non ouvrir le dernier bouton de ma chemise.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;pour qu’une spectatrice puisse mieux voir une impro, j’ai déplacé le «&amp;nbsp;&lt;em&gt;pot à thèmes&lt;/em&gt; » sur le sol, à côté de moi. Je ne m’en suis pas souvenu lors du passage à l’impro suivante, et je me suis retrouvé comme un con lorsque j’ai dû tirer un thème&amp;nbsp;: je ne trouvais plus le pot (j’ai dû bafouiller quelque-chose comme&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Je me fais des blagues à moi-même&lt;/em&gt; »).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;J’ai passé la quasi-totalité du Totem à me dire que je faisais vraiment de la merde. A la fin, je dois avouer que j’en avais marre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière impro. Fin du spectacle. Les comédiens repartent dans les loges, et je me retrouve seul une dernière fois face au public, pour annoncer diverses choses et rappeler qu’on peut boire un coup sur place après le spectacle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je lance la sempiternelle phrase&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;La Mi-Graine, c’est aussi un bar, et donc…&lt;/em&gt; ». Pendant que je prononce cette phrase, j’entends un petit brouhaha. Je m’arrête, et je demande ce qui se passe&amp;nbsp;: plusieurs personnes me répondent et je ne comprends rien. Je pose une nouvelle fois la question, et on me fait comprendre que j’ai dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;La &lt;strong&gt;Lilyade&lt;/strong&gt;, c’est aussi un bar, et donc…&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le moment, j’en ai vraiment plein le cul. Je ne le montre pas, et je lance sur un ton amusé une phrase du style&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Eh ben décidément ce soir je raconte que des conneries&amp;nbsp;! Allez, passez une bonne soirée !&lt;/em&gt; ». Le public se marre, et je sors de scène.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ca craint un peu de sortir de scène comme ça. Mais bon, ce n’est pas très grave non-plus, et puis de toute manière c’est fait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après le spectacle, la majorité des gens m’ont dit que je m’en étais plutôt bien tiré pour une «&amp;nbsp;première fois ». Personne ne semblait aussi abattu que moi par ma prestation. Je ne sais pas trop quoi en penser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;ins&gt;Conclusion :&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Etre M.C., c’est quelque-chose de difficile. D’une certaine manière, le M.C. a une vraie responsabilité sur la bonne marche d’un spectacle, et ce n’est pas une pression facile à gérer.
Et avant d’en faire l’expérience, je pensais réellement que ce n’était «&amp;nbsp;pas si dur que ça ».
Je n’imaginais pas à quel point cela pouvait être délicat de gérer autant de paramètres en même temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ma réaction a sans doute été excessive du fait je suis hyper-méthodique, et que je panique rapidement dès que ce qui se passe n’est plus conforme à la &quot;méthode&quot;. Mais globalement, j’ai vraiment le souvenir de quelque chose de pénible et difficile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce sera sans doute de plus en plus facile, avec le temps&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Au jour où j’écris ces lignes, je suis sur le point d’être à nouveau MC pour le dernier Totem de la saison 2005-2006.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Les 10 ans de la Lilyade</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.debugsworld.com/20secondes/index.php?2006/03/18/8-les-10-ans-de-la-lilyade" />
  <issued>2006-03-18T20:37:02+01:00</issued>
  <modified>2006-03-18T20:37:02+01:00</modified>
  <id>http://www.debugsworld.com/20secondes/index.php?2006/03/18/8-les-10-ans-de-la-lilyade</id>
  <author><name>Debug</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Samedi 18 Mars 2006 : On y était. Toute la Ligue préparait l’événement depuis des semaines : logistique, réservations en ligne, tractage, affichage, etc. Il était temps pour la Lilyade de souffler ses 10 bougies. Et j’allais les souffler avec elle.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Samedi 18 Mars 2006&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;On y était. Toute la Ligue préparait l’événement depuis des semaines&amp;nbsp;: logistique, réservations en ligne, tractage, affichage, etc. Il était temps pour la Lilyade de souffler ses 10 bougies. Et j’allais les souffler avec elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arrivée à l’Espace Tonkin à 14h. Pour l’instant, je ne stresse pas. Comme c’est le cas depuis quelques spectacles déjà, je ne réalise rien&amp;nbsp;: ni le spectacle à venir, ni le nombre de personnes dans la salle (250-300 cette fois-ci), rien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis le premier arrivé sur place, rapidement rejoint par Jordan et Clément (bénévoles de l’atelier pour l’occasion). Nous entrons dans l’Espace Tonkin&amp;nbsp;: le lieu m’est familier à un point que je ne soupçonnais pas. Je ne suis venu qu’une seule fois ici, lors de l’Open précédent, et j’ai pourtant des souvenirs confus de distributions de cartons de vote, de courses dans les couloirs pour faire passer une info urgente, de préparation de sandwichs derrière le grand panneau de l’entrée… Amusant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je réalise rapidement que je suis sur le point de réaliser un «&amp;nbsp;rêve » que j’avais envisagé l’année précédente&amp;nbsp;: faire de l’impro avec la Lilyade sur cette même scène du Tonkin. Il n’est pas si loin le temps où j’étais simple assistant arbitre, dans un maillot trop petit et trempé de sueur&amp;nbsp;! Mais ce soir ce sera différent&amp;nbsp;: je porterai un maillot de joueur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La main d’œuvre arrive petit à petit&amp;nbsp;: plusieurs contretemps rendent déjà bancale le planning rigoureux de Buck. L’absence de certains intervenants rend impossible le démarrage de plusieurs tâches, et nous nous retrouvons à une petite dizaine, ne sachant pas vraiment de quelle manière nous occuper.
C’est précisément 5 minutes après le départ en pause café des bénévoles que tout s’est débloqué&amp;nbsp;: arrivée de Buck et Beck avec une liste de courses à trier et la tireuse à bière, suivis de près par Florian et une multitude de sacs estampillés «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ikea&lt;/em&gt; », remplis à ras-bord de matériel. Retour «&amp;nbsp;dans l’urgence » des bénévoles, déballages de sacs, migrations de tables et de bancs, collage d’affiches. Et au milieu de tout ça, accrochage de T-Shirts sur un grand fil, à l’aide de pinces à linge «&amp;nbsp;Lilyade » confectionnées par Pauline. Pierre, dont c’est l’anniversaire (on dit «&amp;nbsp;la fête », au Québec) vagabonde d’un coin à l’autre de la pièce.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;S’en suit un petit instant «&amp;nbsp;technique » indispensable pendant lequel trois informaticiens (Jordan, Buck et moi) s’affairent autour de deux PC et d’une platine DVD, en tentant désespérément d’obtenir des images et du son de la part d’appareils qui n’avaient à l’origine rien à faire ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le hall prend forme, et vit au rythme des allées et venues de tout le monde dans un bourdonnement parfois assourdissant&amp;nbsp;: Fred tente de retrouver son code secret pour interroger sa boîte vocale à distance, séance de chirurgie autour de la tireuse à bière, spectacles d’impros à volume maximum sur les trois postes, gonflage de ballons «&amp;nbsp;avec les serviettes rouges », et confection d’une guirlande pour l’entrée…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’entrée du Tonkin se remplit rapidement d’une petite foule de personnes que je n’ai jamais vues. Je devine qu’il s’agit d’anciens de la Lilyade, ceci aux grandes bourrades dans le dos qui s’échangent avec les comédiens que je connais. C’est amusant de réaliser que plusieurs générations de joueurs qui ne se connaissent pas vont improviser ensemble le temps d’une soirée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vient l’heure de la mise en place de la salle&amp;nbsp;: j’avais entendu parler plusieurs fois de «&amp;nbsp;praticables » sans avoir réellement vu de quoi il s’agissait. Je ne saurai dire pourquoi, mais je m’étais imaginé qu’il s’agissait des grandes caisses en bois trouées qu’on utilisait en cours de gym lorsque j’étais au collège… ça n’a pas grand-chose à voir&amp;nbsp;: les «&amp;nbsp;&lt;em&gt;praticables&lt;/em&gt; » sont des éléments mobiles permettant de matérialiser une scène. Ils sont vite assemblés par l’équipe pour constituer les limites de l’aire de jeux, sur lesquelles les joueurs pourront s’asseoir au cours du spectacle.
Pauline et moi utilisons un énorme aspirateur pour nettoyer le tapis sur lequel nous jouerons plus tard, avant que celui-ci ne soit «&amp;nbsp;&lt;em&gt;gaffé&lt;/em&gt; » (le «&amp;nbsp;&lt;em&gt;gaffe&lt;/em&gt; » désigne un «&amp;nbsp;gros scotch » destiné à coller le tapis sur le sol… c’est Yves qui a pu répondre à mon ignorance sur ce point).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Yves et Edeline commencent le filage technique, avec Nano en régie… là encore, comme pour les «&amp;nbsp;&lt;em&gt;praticables&lt;/em&gt; », je réalise que je m’étais toujours imaginé Nano comme un homme d’une cinquantaine d’années aux cheveux courts et à la barbe épaisse … râté&amp;nbsp;: enlevez lui 20 ans, placez toute la pilosité sur la tête, et vous obtiendrez le vrai Nano. Etranges, les idées qu’on peut se faire sur les gens …
Les enchaînements de musiques et de lumières se définissent petit à petit. Vient ensuite le filage destiné aux comédiens&amp;nbsp;: rappel des équipes de Totems, de Pièces Montées et de Match. Edeline et Yves nous expliquent les placements sur les praticables, et trouvent une manière sympathique de souffler les bougies à la fin du spectacle. L’heure tourne. Le public va entrer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les comédiens se retrouvent dans les loges&amp;nbsp;: à ce moment précis, je me sens un peu perdu. Je suis entouré de beaucoup de visages que je ne connais pas. Les anciennes complicités semblent se raviver entre les «&amp;nbsp;vétérans » de la ligue, c’est sympa à regarder. J’enlève mon badge «&amp;nbsp;Lilyade », me mets en tenue de jeu et cherche du regard une personne «&amp;nbsp;de ma génération » à laquelle me raccrocher.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par bonheur je trouve Vanessa, qui décide de lancer un «&amp;nbsp;passage d’énergie » puis un «&amp;nbsp;Big Buddy » pour échauffer tout le monde avant le spectacle. Le cercle des participants au jeu s’élargit au fur et à mesure des minutes, jusqu’à ce que la totalité des joueurs en fasse finalement partie.
A la fin du jeu, et presque spontanément, tous les comédiens se mettent à chanter l’hymne de la Lilyade. Si je devais donner un moment «&amp;nbsp;fort » de cette soirée, ce serait celui-ci&amp;nbsp;: vingt joueurs d’impros qui ne se connaissent pas forcément, entonnant les mêmes paroles juste avant de rentrer sur scène. Pendant l’hymne, je réalise à nouveau que je «&amp;nbsp;fais partie » de tout ça, et ça me rend heureux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est l’heure&amp;nbsp;: Edeline et Yves entrent sur scène. Musique de fond et premiers échos du public. Les comédiens sont appelés au micro, tour à tour. Je flippe un peu car je ne sais plus après quel comédien je dois entrer, et je ne comprends pas distinctement ce qui se dit au micro. J’entends finalement mon nom et je m’élance sur scène au beau milieu d’un faisceau de lumière bleue. Je salue le public, fonce sur le banc, et le spectacle commence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je fais partie des joueurs participant au Totem, et j’entre en scène au bout du 5ème changement d’équipe, je crois. J’entrerai en scène sur ces impros&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Un repas chez la belle famille&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: nous avons la contrainte de verser dans la colère lorsque la lumière ambiante est rouge, et dans la nostalgie lorsqu’elle devient bleue. J’entre en scène, furieux car ma belle-mère fait toujours des légumes à manger. Philippe joue rapidement le rôle de ma belle-mère. Nano alterne les lumières bleues et rouges aux bons moments, ce qui rend la situation assez drôle. Je termine dans les bras de Philippe, en hurlant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Salope&amp;nbsp;! »…&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bouche !&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: la pire impro de toutes. Lors des vingt secondes de réflexion, nous partons sur une histoire de bateau et de barrage. Cinq secondes avant le coup de sifflet, quelqu’un dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ou alors, on peut faire quelque-chose dans le corps humain !?&lt;/em&gt; »… La suite est classique&amp;nbsp;: le sifflet retentit, et je rentre sur scène avec un autre comédien sans savoir sur quelle idée partir. L’impro s’oriente sur un truc assez glauque, et je ne sais pas trop comment m’en sortir. Un joueur (Philippe, je crois) fait irruption dans l’impro en criant «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Je suis la chiasse !!&lt;/em&gt; » … rires du public, et mon premier vrai décrochage sur scène, même si j’ai réussi à me contenir quelques secondes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Libellule&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Alex décide de nous donner des micros et d’éteindre toutes les lumières. Nous partons sur une sorte de conte. L’ambiance est sympa&amp;nbsp;: j’incarne une libellule et Camille (?) est une petite fille perdue. Matthieu parle d’une voie grave aux intonations mystiques. L’impro est sympa. (Depuis ce jour, tout le monde m’en reparle !).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;(&lt;em&gt;Je ne sais plus le thème&lt;/em&gt;)&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: nous démarrons avec Camille (?) en incarnant deux journalistes arrivant en moto. Nous filmons un couple qui vient vraisemblablement d’enterrer un poulet. Nous devons ensuite recommencer la même impro au temps de Louis XIV, au temps de la préhistoire, et enfin au temps du Far-West… cette impro était sympa aussi. Matthieu permet de finir sur quelque chose de bien, en me flinguant alors que je le prenais en photo.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dans l’ensemble, le Totem est vraiment bien. Pour ma part, je suis content d’avoir pu jouer avec des personnes que je ne connaissais pas, sans qu’il y ait de souci particulier. Je me suis toujours senti en confiance lors des impros (j’ai d’ailleurs l’impression que tout le monde a vécu le spectacle de cette manière).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vient ensuite la Pièce Montée&amp;nbsp;: Matthieu est phénoménal en tant que metteur en scène. Chacune de ses interventions est à mourir de rire. L’ensemble de la pièce est vraiment agréable et drôle à regarder (grand moment lorsqu’Alex «&amp;nbsp;&lt;em&gt;demande le rouge !&lt;/em&gt; », et que la technique ne suit pas).
Assis sur mon «&amp;nbsp;&lt;em&gt;praticable&lt;/em&gt; », je suis content de ne pas en faire partie&amp;nbsp;: j’ai une trouille bleue des improvisations longues, et j’aurais vraiment stressé à mort si j’avais dû participer à la Pièce Montée (je remercie au passage Edeline et Yves d’avoir tenu compte de mon appréhension à ce sujet).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis vient le match&amp;nbsp;: je fais partie de l’équipe coachée par Jean-Luc Colin. Là encore, je réalise que c’est un joueur que j’ai vu sur scène l’année dernière alors que j’avais à peine commencé l’Atelier d’impro&amp;nbsp;! Et ce soir&amp;nbsp;: je joue dans le même spectacle que lui&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je rentre sur la première impro (mixte), dont je ne me rappelle plus le thème. Vanessa entre également, ce qui me met en confiance. Au bout d’une poignée de secondes, je m’entends prononcer&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;C’est vrai qu’au Karaoké, je me débrouille pas mal&lt;/em&gt; ». Intérieurement je hurle&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Putaiiin mais quel coooooonnn !!!!&lt;/em&gt; ». Il est clair que je vais me reprendre cette histoire de Karaoké dans la gueule à un moment ou un autre, et je ne supporte pas de chanter&amp;nbsp;! (en fait, je ne sais absolument pas faire des rimes…).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas loupé&amp;nbsp;: quelques secondes plus tard, Pierre me tend un micro et je m’entends interprêter le titre «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Les Bleuets sont Verts&lt;/em&gt; »…. Je commence ma chanson avec autant de talent que d’habitude pour les rimes… au bout de deux phrases, je réalise que je chante sur l’air des «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Lacs du Connemara&lt;/em&gt; » (enfin bon, visiblement personne n’a reconnu !).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’impro s’achève dans une situation un peu bancale. Je suis un peu embêté, et cela va me poursuivre pendant une bonne partie des impros qui suivront… petite perte de confiance. Plus trop envie de rentrer sur scène pendant un petit moment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pendant une impro «&amp;nbsp;comédie musicale » menée par Buck et Zobert se déroulant sur un bateau pirante, je hasarde une voix-off&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ma qué&amp;nbsp;! Ils dansent des claquettes !&lt;/em&gt; »… mon intervention tombe un peu à plat (normal, en même temps), mais ça n’est pas grave.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus tard, je rentre sur une «&amp;nbsp;Video-Way »&amp;nbsp;: Pauline et moi devons faire vivre «&amp;nbsp;la chaîne des sports extrêmes »… une fois en jeu, impossible de trouver la moindre idée vraiment claire. Pauline fait tout le boulot de recherche. Etonnamment, nous nous en sortons plutôt bien lorsque c’est à nous de jouer. (Merci encore, Pauline !).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A chacune de mes sorties de scène, Matthieu Loos a une petite phrase pour moi, ce qui me fait extrêmement plaisir. Celle qui restera sera&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tu m’as fait chialeeeeeer !!! J’te regardais, là&amp;nbsp;! J’pleurais !!!&lt;/em&gt; ». (Merci Matthieu, ça me faisait du bien pendant le spectacle !)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La fatigue du spectacle commence à se faire sentir dans le deux équipes&amp;nbsp;: entre ceux qui viennent juste de faire la Pièce Montée, et ceux qui sont restés inactifs depuis le Totem, c’est assez difficile de conserver de l’énergie. C’est la première fois que je réalise que le Match est un exercice plus périlleux que le Totem du point de vue «&amp;nbsp;retours public ». On a beaucoup plus de chances de se planter, je trouve…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’entre sur la toute dernière impro («&amp;nbsp;Toutes les peines du monde »), comme le feront tous les joueurs. Je ne décroche pas un seul mot&amp;nbsp;: je suis dans un personnage tremblotant difficile à quitter, d’autant que je n’ai toujours aucune idée à l’esprit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’impro se termine, et la musique de fin démarre&amp;nbsp;: par couples de joueurs, nous allons chercher une bougie symbolisant une année de la Lilyade. Alignés au devant de la scène, nous soufflons les bougies au signal de Julie et Pierre (pour la petite histoire, toute la cire brûlante est tombée sur ma main droite, mon pantalon, et mes chaussures&amp;nbsp;! Héhé&amp;nbsp;! ;))&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La lumière se rallume sur un «&amp;nbsp;Happy Birthday »&amp;nbsp;: les bénévoles nous rejoignent sur scène et se mêlent aux accolades entre joueurs. Ce moment-là était génial.
Nous évacuons finalement la scène tandis qu’Edeline et Yves termine la présentation du spectacle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ca y est. J’ai participé aux «&amp;nbsp;10 ans de la Lilyade ».
Je croise presque aussitôt Olivier Dubois&amp;nbsp;: je lui dis que «&amp;nbsp;la boucle est bouclée » car nous avons joué dans le même spectacle. Olivier me fait remarquer que, malheureusement, nous n’aurons pas joué «&amp;nbsp;ensemble »… espérons que ce sera pour un prochaine fois&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est un peu symbolique pour moi de jouer aux côtés d’Olivier&amp;nbsp;: il est la première personne du monde de l’impro dont j’ai croisé le chemin, et je pense qu’au tout départ il m’a vraiment donné envie de continuer dans cette voie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le reste est un peu confus&amp;nbsp;: tout le monde semble content, les «&amp;nbsp;anciens » comme les autres. Le public a visiblement adhéré au spectacle, et tout le travail préparatoire s’est vraiment révélé payant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je retrouve ma famille et mes amis quelques minutes à l’extérieur, mais aussi quelques personnes d’autres ligues d’impro qu’il m’a été donné de connaître récemment (des membres de «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Pièces en Stock&lt;/em&gt; »), ainsi qu’un gars qui avait suivi le «&amp;nbsp;stage découverte » quelques semaines auparavant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rangement du Tonkin paraît incroyablement rapide, et les voitures sont rapidement prêtes pour convoyer vers le local. Nous nous retrouvons dans notre «&amp;nbsp;cave » pleine à craquer. Une équipe a pris soin de tout préparer, et je peux enfin manger quelque chose.
Je ne sais pas si certains ont pu prendre quelques photos de ce moment-là, mais ça valait le coup. Je n’avais jamais connu de réelle «&amp;nbsp;fête » au local depuis mon arrivée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Eh bien voilà. J’ai finalement joué au Tonkin avec la Lilyade, et ça restera un sacré souvenir&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Déplacement à Francheville : premier match à l'extérieur</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.debugsworld.com/20secondes/index.php?2006/03/11/12-deplacement-a-francheville-premier-match-a-l-exterieur" />
  <issued>2006-03-11T00:00:22+01:00</issued>
  <modified>2006-03-11T00:00:22+01:00</modified>
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  <author><name>Debug</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Samedi 11 mars 2006 : Le match à Francheville a été placé sous le signe de la "découverte". Découverte du déplacement, découverte de notre hymne … et découverte des autres.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Samedi 11 mars 2006 :&lt;/strong&gt; Le match à Francheville a été placé sous le signe de la &quot;&lt;em&gt;découverte&lt;/em&gt;&quot;. Découverte du déplacement, découverte de notre hymne … et découverte des autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes le 6 juin, et cet événement a eu lieu le 11 mars 2006.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette journée a été entièrement consacrée à l’impro&amp;nbsp;: avant de rejoindre l’équipe de «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Pièces en stock&lt;/em&gt; » à Chaponost, un tractage avait été organisé dans les environs de la place Bellecour pour promouvoir les 10 ans.
Le souvenir que je garde de cette séance de tractage, c’est le froid&amp;nbsp;: on avait tous les mains gelées en distribuant nos tracts. Les gens n’étaient pas très réceptifs, à part une grand-mère visiblement dérangée qui nous a tourné autour des Cordeliers jusqu’à Bellecour&amp;nbsp;: visiblement, ça l’éclatait de nous regarder tracter. Lorsque nous sommes arrivés à Bellecour, elle s’est décidée à nous poser une question&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;12 euros, c’est pas un peu cher&amp;nbsp;? ». Fred a rétorqué presque immédiatement&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Aaaaaah, pas pour un spectacle de qualité madame. ». Je crois que j’ai explosé de rire.
Rien de très marquant sur ce tractage, si ce n’est que Buck avait trouvé un système ingénieux pour coincer la grande pancarte «&amp;nbsp;Lilyade » dans les brides de mon sac à dos&amp;nbsp;: je me suis donc baladé dans la rue de la République avec la pancarte dans le dos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le tractage terminé, nous sommes passés par le local pour ranger quelques affaires. Puis Beck, Marion et moi avons passé un moment chez Emeline.
Juste avant de partir pour le spectacle, nous avons réalisé qu’il nous fallait des cadeaux pour l’équipe adverse&amp;nbsp;! Nous nous sommes alors lancés à la recherche d’un fleuriste, pour pouvoir acheter des roses à nos «&amp;nbsp;adversaires ». Je ne me souviens plus quelle phrase a prononcé Beck en rentrant chez la fleuriste, mais ça m’a fait presque fait pleurer de rire&amp;nbsp;: nous sommes tombés dans une sorte de «&amp;nbsp;fête d’anniversaire » complètement pathétique. Les quelques personnes présentes dans le magasin avaient un verre de champagne à la main, et nous regardaient, gênés... La situation était vraiment absurde, et de plus Beck essayait de blaguer avec la vendeuse, qui ne comprenait absolument rien.
(Et merde… c’est dans ces moments-là que je trouve dommage de ne pas avoir écrit ce billet plus tôt&amp;nbsp;: je me serais souvenu des «&amp;nbsp;phrases mythiques » !)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le voyage jusqu’à Chaponost a été plutôt drôle&amp;nbsp;: je ne connaissais absolument pas l’hymne, et Marion le connaissait peu. Nous avons donc profité du trajet pour «&amp;nbsp;réviser »… ce qui est assez difficile lorsqu’on ne connait pas la mélodie&amp;nbsp;! (personnellement, je maîtrisais uniquement la partie «&amp;nbsp;un mot qui faiiiit rêêêêever&amp;nbsp;! Clap&amp;nbsp;! Clap&amp;nbsp;! »… soit 1% de l’hymne ;-)).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous n’avons pas trouvé la salle tout de suite&amp;nbsp;: nous nous sommes arrêtés devant la «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Maison de la Jeunesse&lt;/em&gt; » (ou un truc dans le genre), fermée et un peu glauque, avant de comprendre que ce n’était pas là. La véritable salle était un peu plus loin&amp;nbsp;: un lieu très grand, avec une scène en hauteur. Rencontre avec l’équipe de «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Pièces en Stock&lt;/em&gt; », et échauffement commun. J’ai réalisé que je n’avais pas fait de match auparavant. C’est vraiment «&amp;nbsp;autre chose » d’avoir à jouer avec des personnes que l’on ne connait absolument pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Constitution de l’équipe Lilyade&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Emeline&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Hélène&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Marion&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Alain&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Florian&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Antoine&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Coach&amp;nbsp;: Beck&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;L’échauffement terminé, nous nous sommes mis à l’écart pour répéter notre hymne&amp;nbsp;: non-seulement il y a un chant, mais également une petite &quot;chorégraphie&quot; (&amp;lt;- le mot est vraiment fort&amp;nbsp;! ;-)) à exécuter. Nous avons répété 5 ou 6 fois, le temps d’être à peu près au point.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons ensuite retrouvé tous les autres dans les «&amp;nbsp;loges »&amp;nbsp;: Francheville nous a fourni des maillots et des «&amp;nbsp;nominettes ». Ca paraît bête, mais j’étais tout content de monter sur scène avec mon nom dans le dos&amp;nbsp;! (…et le numéro 10&amp;nbsp;! Comme Platini&amp;nbsp;! ;-))&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La feuille de match et ma fameuse &quot;nominette&quot; :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/20secondes/images/Feuille_Match_Nominette.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le public était vraiment nombreux, je crois me souvenir qu’il y avait environ 200 personnes. Etrangement, pas trop de pression avant de monter sur scène. Ou peut-être était-elle simplement «&amp;nbsp;moins forte »&amp;nbsp;: il est peut-être plus facile de faire face au public lorsqu’on rentre avec une équipe de 6 joueurs et 1 coach.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour être honnête, le spectacle ne s’est pas super-bien passé&amp;nbsp;: peu de synergie entre les deux équipes, peu de rencontres, et une acoustique très difficile dans la salle. Il fallait vraiment parler très fort pour se faire entendre, mais dès deux personnes parlaient en même temps le tout devenait inaudible. Les bruits de pas ou les «&amp;nbsp;sauts » sur la scène étaient également à éviter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès le début du spectacle, mon équipe prend deux points de pénalité par ma faute&amp;nbsp;: la première car je suis en jean/ceinture, la seconde car je porte des chaussures et non des baskets. Ces pénalités étaient juste un prétexte à dire quelque chose de drôle, mais je ne l’ai compris que bien plus tard&amp;nbsp;: sur le moment, j’étais super-emmerdé pour mon équipe&amp;nbsp;! ;-)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’entre sur scène avec Hélène pour la seconde improvisation sur une catégorie de type «&amp;nbsp;&lt;em&gt;squash&lt;/em&gt; »&amp;nbsp;: il faut partir d’une position, et démarrer une improvisation à l’annonce d’un mot.
Je me souviens simplement d’une impro qui démarre alors qu’Hélène passe sous mes jambes. Je crois que le thème devait avoir un rapport avec les bébés. Je termine l’impro en criant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Je savais que c’était une connerie d’accoucher à la place de ta mère !&lt;/em&gt; »… je n’ai réalisé qu’après le potentiel comique de cette phrase&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’entre plus tard sur une comparée avec toute mon équipe sur le thème «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Une belle action&lt;/em&gt; »&amp;nbsp;: notre but était de soutenir des choses complètement abominables (pauvreté, famine, maladies, etc.). Le public n’a absolument pas adhéré, et l’impro est rapidement devenue difficile. Je termine l’impro en hurlant un truc sur la Somalie, sur le sifflet de l’arbitre (je pense que personne n’a entendu… ce qui est peut-être une bonne chose&amp;nbsp;! ;-))&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’entre ensuite seul sur une improvisation mixte sur le thème &quot;&lt;em&gt;La Grande Classe&lt;/em&gt;&quot;&amp;nbsp;: j’entre avec un personnage qui se donne des airs &quot;super classe&quot;, mais qui au fond est un vrai raté. Au bout de quelques secondes avec la joueuse adverse, je réalise que je dois quitter mon coaching tout de suite, et je deviens un mec un peu crade venu prendre des cours de bonnes manières.
A la fin de l’impro, les élèves de notre cours rencontrent les élèves du cours «&amp;nbsp;de mauvaises manière », et dans le feu de l’action je me vois obligé d’embrasser une joueuse adverse dans le cou… c’est con, mais j’étais assez gêné ;-)
L’impro n’est pas fameuse, mais je pense que c’est la seule sur laquelle tout le monde s’est à peu près rencontré.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, j’entre sur une comparée pour laquelle l’ordre de parole est imposé (catégorie «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Riri-Fifi-Loulou&lt;/em&gt; »). Pendant l’impro, l’un d’entre nous fait une bourde et parle alors que ce n’est pas son tour&amp;nbsp;: j’interviens pour lui sauver la mise, mais je réalise que ce n’était pas mon tour de parole non-plus&amp;nbsp;! Je bredouille un truc en direction du public pour tenter de m’en sortir…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le spectacle s’achève sur une petite note de déception, pour les deux équipes je pense. C’est vraiment dommage, d’autant que l’équipe de Francheville s’est vraiment montrée très accueillante. Dommage que l’alchimie entre les deux équipes n’ait pas eu lieu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux choses un peu «&amp;nbsp;marquantes » me restent en mémoire&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;pendant le spectacle, j’ai reçu un chausson alors que j’étais sur le banc. J’ai voulu le renvoyer gentiment dans le public, mais sans faire exprès j’ai réalisé un tir assez «&amp;nbsp;tendu » et une spectatrice a pris le chausson dans la tête&amp;nbsp;! (j’ai fait un signe d’excuse, mais je crois que la personne n’a pas apprécié !)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la «&amp;nbsp;première étoile » attribuée à Hélène. Hélène avait réalisé une solo mime-rimée-chantée que j’avais trouvé formidable. A la fin de l’impro, nous avions perdu le point et j’avais vraiment été très déçu… Heureusement qu’Hélène a reçu cette étoile par la suite&amp;nbsp;: j’étais vraiment très heureux pour elle. J’en garde encore un souvenir fort.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le spectacle s’est terminé sur une victoire de «&amp;nbsp;Pièces en Stock ». Une fête avait été organisée ensuite, mais je n’ai pas pu m’y rendre.
Je n’ai pas «&amp;nbsp;mal vécu » cet événement&amp;nbsp;: la «&amp;nbsp;découverte » a pris le pas sur tout ce qui aurait pu être négatif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si je dois en tirer un bilan, c’est bien que le match d’impro est un exercice vraiment difficile.
Difficile car il faut composer avec des joueurs que l’on ne connait pas.
Difficile car les occasions d’entrer sur scène sont rares.
Difficile car les frustrations peuvent être nombreuses.
Difficile car malgré tout ça il faut trouver le moyen de garder son enthousiasme et son énergie, et faire en sorte que le spectacle soit agréable à vivre et à regarder.&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Totems de janvier, février et mars</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.debugsworld.com/20secondes/index.php?2006/01/01/10-totems-de-janvier-fevrier-et-mars" />
  <issued>2006-01-01T20:36:13+01:00</issued>
  <modified>2006-01-01T20:36:13+01:00</modified>
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  <author><name>Debug</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Rien à signaler : infiniment mieux que le Totem de décembre !
En mars, j'ai eu la chance d'avoir sur le même Totem :

Alex Chétail  en MC
Ismaël Habbia  sur scène à nos côtés !


C'était excellent ! Merci à eux !...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Rien à signaler&amp;nbsp;: infiniment mieux que le Totem de décembre&amp;nbsp;!
En mars, j'ai eu la chance d'avoir sur le même Totem&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Alex Chétail&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;  en MC&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ismaël Habbia&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;  sur scène à nos côtés&amp;nbsp;!&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;C'était excellent&amp;nbsp;! Merci à eux&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Troisième Totem : "Chronique d’une mort scénique annoncée"</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.debugsworld.com/20secondes/index.php?2005/12/19/9-troisieme-totem-chronique-dune-mort-scenique-annoncee" />
  <issued>2005-12-19T20:27:52+01:00</issued>
  <modified>2005-12-19T20:27:52+01:00</modified>
  <id>http://www.debugsworld.com/20secondes/index.php?2005/12/19/9-troisieme-totem-chronique-dune-mort-scenique-annoncee</id>
  <author><name>Debug</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Lundi 19 Décembre: Tout avait mal démarré. La journée entière avait été une catastrophe. Malheureusement, le Totem qui a suivi n’y a pas échappé.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi 19 Décembre:&lt;/strong&gt; Tout avait mal démarré. La journée entière avait été une catastrophe. Malheureusement, le Totem qui a suivi n’y a pas échappé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autant être clair&amp;nbsp;: ce Totem s’est déroulé en &lt;strong&gt;décembre 2005&lt;/strong&gt; et je rédige ce billet en &lt;strong&gt;mars 2006&lt;/strong&gt;, soit un peu plus de 3 mois après les faits. Ce Totem a été tellement difficile à vivre pour moi que je ne trouve qu’aujourd’hui l’envie d’écrire ce que j'ai ressenti pendant cette soirée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je serai incapable d’en donner tous les détails aujourd’hui, mais je me souviens que je n’étais vraiment pas «&amp;nbsp;en condition » pour jouer ce soir-là&amp;nbsp;: la journée au boulot avait été mauvaise, j’étais fatigué, et j’étais arrivé à la Mi-Graine sans avoir pu manger quoi que ce soit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le papier, l’équipe du soir était canon&amp;nbsp;: Edeline, Emeline, Beck, et enfin Tibo en MC. Je me faisais une joie de jouer avec eux pour ce troisième Totem… et en même temps, avec le recul, je pense que je me suis également «&amp;nbsp;&lt;em&gt;mis la pression&lt;/em&gt; » inutilement&amp;nbsp;: j’étais impressionné de jouer avec eux. Je me sentais clairement comme LE point faible de l’équipe, et ce sentiment m’a tenu toute la soirée, malheureusement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pendant le «&amp;nbsp;briefing » qui a toujours lieu entre le MC et les joueurs juste avant le spectacle, je sentais bien que ça n’allait pas. Je n’étais pas dans un état convenable pour jouer. Je me sentais vide, fatigué, et la pauvre baguette de pain achetée &quot;à l’arrache&quot; chez le boulanger du coin n’avait pas calmé mon hypoglycémie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ai un souvenir précis des quelques minutes qui ont précédé l’entrée sur scène, dans les minuscules loges de la Mi-Graine&amp;nbsp;: dans le noir, alors que la musique avait démarré, je m’étais vraiment demandé ce que je foutais là. Ca démarrait vraiment mal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Première impro&amp;nbsp;: pendant les vingt secondes de réflexion, je lance une idée qui est aussitôt balayée par les autres sans que je puisse vraiment la développer. Je ne leur en veux pas, mais sur le moment ça me déstabilise vraiment. Je ne rentre pas de toute l’impro, car j’estime qu’elle roule bien et que je n’ai rien d’intéressant à y apporter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Seconde impro&amp;nbsp;: on m’apprend que c’est une «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Pagnol&lt;/em&gt; », et je ne sais pas du tout en quoi ça consiste. Je rentre en milieu d’impro car j’ai le sentiment de pouvoir apporter quelque-chose avec une histoire de «&amp;nbsp;coupe » mentionnée par un des joueurs. J’entre un peu maladroitement, tente de lancer les autres sur mon idée, mais cette dernière est presque immédiatement «&amp;nbsp;zappée » et je me retrouve en jeu sans rien à y faire. Difficile à vivre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Troisième impro&amp;nbsp;: je fonce sur scène dès le premier appel car je «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;sens&lt;/strong&gt; » qu’il faut que je rentre au plus vite dans le spectacle pour ne pas perdre le rythme (et la confiance, déjà bien entamée...). Il s’agit d’une contée, si je me souviens bien. Je m'en sors, sans plus, et ça ne me rassure pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le spectacle avance, et j’ai clairement le sentiment d’y être totalement extérieur&amp;nbsp;: je ne suis plus dans un état de recherche d’idées. Je &lt;ins&gt;&lt;strong&gt;subis&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt; le spectacle. J’ai beau essayer de me concentrer et de garder le sourire, je suis totalement effondré.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’entre avec Beck sur une «&amp;nbsp;épistolaire », qui sera peut-être la seule impro de laquelle je retire une quelconque satisfaction.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis vient une improvisation «&amp;nbsp;&lt;em&gt;champ lexical&lt;/em&gt; »&amp;nbsp;: les dialogues de notre impro doivent faire référence au champ lexical de la campagne. Beck et moi démarrons sur un bateau de pirates. Obsédé par la contrainte, je dis une énorme connerie à ma première réplique :&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Beck :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Alors, ça doit te faire du bien de naviguer, toi qui a grandi sur l’eau !&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Moi :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Oui, d’autant que j’ai passé toute mon enfance dans l’herbe.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;… je réalise que j’ai vraiment dit n’importe quoi, et je lance volontairement un regard étrange en direction du public en espérant déclencher quelques rires. Par bonheur&amp;nbsp;: ça fonctionne. Mais le soulagement est de courte durée&amp;nbsp;: je suis incapable de faire quoi que ce soit sur cette impro, et Edeline arrive en renfort pour combler le vide.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière impro avant la fin du spectacle&amp;nbsp;: tandis qu’Edeline et moi nous bouchons les oreilles, Tibo demande au public de choisir un cadeau «&amp;nbsp;hors du commun » que Vanessa et Beck devront nous offrir. Au fur et à mesure de l’impro, nous devrons deviner de quoi il s’agit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au bout de très peu de temps, et sans savoir pourquoi ni comment, je devine qu’il s’agit de la statue de Saddam Hussein (!). Mais comme je n’ai jamais joué cette catégorie, je ne sais pas qu’il faut dire (ou faire comprendre) que j’ai compris !!! Du coup, je fais des allers-retours sur scène en acquiesçant à tout ce que dit Edeline… L'horreur. Et impossible de sortir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je sors de scène complètement démoralisé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je sais que j’ai fait un spectacle de merde, même si les gens autour de moi tentent de me remonter le moral.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ai reparlé de tout ça un peu plus tard avec Fred, qui a assisté au spectacle depuis la régie. Il a réussi à m’expliquer ce qui s’était passé sur ce spectacle. Après y avoir pas mal réfléchi, je pourrais qualifier ça de &lt;strong&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;spirale de l’échec&lt;/em&gt; » appliquée au contexte de l’impro&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Je ne rentre pas sur la première impro, et je me ramasse un peu sur la seconde, ce qui engendre tout de suite une perte de confiance.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Puis je rentre de manière un peu &quot;désespérée&quot; sur la troisième, qui se solde par une nouvelle désillusion.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;J'obtiens beaucoup moins de &quot;rires public&quot; que lors de mes Totems précédents, ce qui me déstabilise un maximum.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les autres joueurs prennent «&amp;nbsp;inconsciemment » conscience de mon manque de confiance, et du coup n’ont plus confiance en moi pendant le jeu.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Du coup, ils jouent moins avec moi.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Du coup, je perds un peu plus confiance.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Du coup, ils ont tendance à me lâcher encore davantage.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Du coup, je perds un peu plus confiance.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Et ainsi de suite...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ca peut sans doute être matière à débat, mais je ne pense pas être si loin de la vérité.
Par nature, j’ai «&amp;nbsp;besoin » d’analyser et de comprendre ce qui se passe. Qu’on soit d’accord ou pas avec mes conclusions, cette discussion avec Fred m’a vraiment aidé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Trois mois se sont écoulés, et je me souviens tout de même de beaucoup de détails sur cette difficile soirée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut forcément des moments où on se plante !... Ce Totem restera mon premier vrai &quot;mur&quot; en pleine gueule…&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Second Totem à la Mi-Graine</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.debugsworld.com/20secondes/index.php?2005/11/21/7-second-totem-a-la-mi-graine" />
  <issued>2005-11-21T21:26:26+01:00</issued>
  <modified>2005-11-21T21:26:26+01:00</modified>
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  <author><name>Debug</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Lundi 21 novembre : C’est mon second Totem à la Mi-Graine. J’ai été tellement content de ma première représentation que j’ai le sentiment que cette fois-ci ne pourra être que « moins bien ». Certains de mes amis, quelques personnes de ma famille, et la grande majorité des membres de la Lilyade seront là ce soir. Une heure avant le spectacle, je stresse à l’idée de les décevoir…</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi 21 novembre :&lt;/strong&gt; C’est mon second Totem à la Mi-Graine. J’ai été tellement content de ma première représentation que j’ai le sentiment que cette fois-ci ne pourra être que «&amp;nbsp;moins bien ». Certains de mes amis, quelques personnes de ma famille, et la grande majorité des membres de la Lilyade seront là ce soir. Une heure avant le spectacle, je stresse à l’idée de les décevoir…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque j’arrive à la Mi-Graine, c’est un peu la panique&amp;nbsp;: le CD du spectacle a disparu&amp;nbsp;! Fred et Florian fouillent la régie à fond, mais en vain. Seb, le barman, est catégorique&amp;nbsp;: le CD n’est pas non-plus derrière le bar. La musique du spectacle reste introuvable, à une heure à peine de l’entrée sur scène.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous démarrons finalement l’échauffement. L’équipe de ce soir est composée de la manière suivante&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Florian (qui sera notre MC)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Marion (qui fera son premier Totem)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Emeline&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Fred&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;et moi-même.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le CD du spectacle est finalement retrouvé, et les techniciens du soir commencent à s’exercer&amp;nbsp;: il y a quelques cafouillages et nous n’avons pas le temps de faire un filage correct à la fin de l’échauffement. Les comédiens et le MC doivent sortir au plus vite pour laisser entrer le public, qui attend dans un froid glacial.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous nous retrouvons au même bar que lors de mon premier Totem&amp;nbsp;: Florian nous explique les catégories qu’il a prévu, et nous discutons un peu entre nous.
Une fois de plus, je n’arrive pas à me mettre dans un état de concentration qui me «&amp;nbsp;convienne ». J’avais déjà eu la même sensation la dernière fois&amp;nbsp;: l’impression de ne pas suffisamment réaliser ce qui va se passer, d’être encore trop détaché … il n’y a que lors de notre spectacle de fin d’année avec l’atelier que je m’étais senti «&amp;nbsp;prêt » à entrer sur scène… j’espère pouvoir retrouver cet état d’esprit à l’avenir&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sortons du bar, direction la Mi-Graine. En coulisse, nous démarrons un jeu d’associations d’idées et de sonorités, histoire de se donner de l’énergie de manière constructive. La lumière s’éteint. La musique démarre. Le stress est moins fort que la dernière fois… le spectacle démarre enfin&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Tarte fraise » – Libre – 4 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Première improvisation de la soirée&amp;nbsp;: pendant le cocus, l’idée part très vite sur le fait qu’il faut se mettre des gifles. Nous décidons également de démarrer tous les quatre sur scène, et de ramasser des fraises… en revanche, nous n’avons aucune idée quant à une éventuelle histoire ou trame à ce moment-là&amp;nbsp;! Le coup de sifflet retentit, et nous démarrons&amp;nbsp;: nous ramassons consciencieusement des fraises, sous l’œil d’Emeline qui se positionne vite comme étant la fille de la patronne pour laquelle nous travaillons… Pour un prétexte qui m’échappe, Emeline gifle Fred, qui lui rend sa gifle presque aussitôt (je me «&amp;nbsp;range » de son côté, amusé). Rapidement, tous les prétextes deviennent bons pour nous gifler les uns les autres&amp;nbsp;! Tandis que je suis seul sur un côté de la scène, Marion s’approche de moi&amp;nbsp;: je sens la gifle arriver, et ferme les yeux en crispant volontairement le visage. La gifle arrive par la droite. Je rouvre les yeux et paf&amp;nbsp;! Une autre arrive par la gauche&amp;nbsp;! (Tout le monde se marre, car il est clair que je ne m’y attendais pas.)
L’histoire ne progresse pas vraiment&amp;nbsp;: Emeline sort de scène, prétextant qu’elle va «&amp;nbsp;&lt;em&gt;tout dire à sa mère&lt;/em&gt; », tandis que Fred, Marion et moi tentons de trouver un rebondissement quelconque. Marion se plaint alors de quelque chose de «&amp;nbsp;bleu » sur sa joue&amp;nbsp;: je jette un œil au MC, qui m’indique qu’il ne reste que quelques secondes à jouer. L’impro est presque terminée, je n’ai aucune idée et je sens qu’il en est de même pour mes partenaires de jeu. Je choisis donc la «&amp;nbsp;facilité »&amp;nbsp;: je m’approche de Marion, et la gifle à mon tour (un peu fort, involontairement !). Je rigole bêtement en sautillant sur place, tout en comptant sur l’intervention du MC pour mettre fin à l’impro. Je pense que Florian «&amp;nbsp;ressent » cet appel, et il siffle.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Nuit à -15 degrés » – Libre – 3 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En cocus, Emeline nous demande si nous connaissons le principe du «&amp;nbsp;huis-clos »&amp;nbsp;: Marion et moi bredouillons que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;non pas vraiment&lt;/em&gt; », et Emeline nous l’explique brièvement (durant l’impro, personne ne doit entrer ou sortir). Dans les secondes qui suivent, un débat rapide s’installe quant au «&amp;nbsp;lieu » de l’impro&amp;nbsp;: nous hésitons entre un igloo et un frigo. C’est finalement l’igloo qui l’emporte, et les deux filles se lancent seules au coup de sifflet.
Marion et Emeline matérialisent un igloo autour d’elles, et font comprendre qu’elles y sont installées depuis des mois&amp;nbsp;: elles étaient venues pour observer des pingouins, mais n’en ont vu aucun depuis leur arrivée. Sur le moment, cette information représente pour moi une éventuelle «&amp;nbsp;porte d’entrée » dans l’impro, au cas où…
Marion fouille les dernières réserves de nourriture (des boîtes de conserve dont Emeline a retiré toutes les étiquettes, par jeu), tandis que sa colocataire se plaint du froid.
J’ai le sentiment qu’on peut essayer d’apporter quelque-chose à l’impro, mais je ne sais plus si le principe du «&amp;nbsp;huis clos » était toujours d’actualité à la fin du cocus. Je demande à Fred «&amp;nbsp;&lt;em&gt;On y va ?&lt;/em&gt; », et il me répond par un signe de tête désapprobateur. (Quelques secondes plus tard, on apprendra que les filles avaient «&amp;nbsp;muré » l’igloo, il aurait donc été délicat d’y entrer).
Finalement, Fred commence à faire des cris d’animaux, interprétés par les filles comme étant des cris de pingouins. A mon tour, je tente d’imiter un cri d’oiseau, mais cela fait plutôt penser à un bruit de singe&amp;nbsp;: Fred et moi enchaînons alors des bruits d’animaux «&amp;nbsp;exotiques » qui n’auraient rien à faire sur la banquise. Je ne sais plus trop comment les filles intègrent ça… Le public rigole, et l’impro se termine.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Et pourtant un jour » – Libre – Mixte – 3 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marion et moi nous retrouvons ensemble en cocus, et avons du mal à trouver une idée. J’entre sur scène en voulant faire un personnage lent et nostalgique de sa jeunesse (jeunesse pendant laquelle il aurait excellé dans un tas d’évènements, sans doute grotesques, que j’aurais inventé pendant l’impro). Fred entre en scène en même temps que moi.
Dès les premières secondes de l’impro, je sens que ça va être difficile. J’essaye de poser mon personnage à grands renforts de soupirs et de «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Eeeeeh oui…&lt;/em&gt; », mais sans grand succès. A la suite d’une réplique de Fred, je suis amené à lui préparer un chocolat&amp;nbsp;: Fred prétexte qu’il ne sait pas le préparer, qu’il ne sait même pas où se trouve le nécessaire pour en faire. J’ouvre un placard, et lui dis un truc du style&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tiens, regarde !&lt;/em&gt; », ce à quoi il répond&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Eh ben&amp;nbsp;? Y’a quoi là-dedans ?&lt;/em&gt; ». (Intérieurement je me dis à la fois&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Effectivement, il ne peut pas savoir ce qu’il y a dans le placard.&lt;/em&gt; » et «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Et meeeerde, ça rame !&lt;/em&gt; »).
Cela m’oblige à lui répondre «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Du chocolat !&lt;/em&gt; » et je me mets à sortir des boîtes du placard. Je sais que c’est «&amp;nbsp;mal », mais sur le moment je ne vois pas d’autre moyen que de citer des marques pour gagner du temps&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Du Nesquick…. Du Benco… et ça je sais pas ce que c’est...&lt;/em&gt; ( &amp;lt;- je n’avais plus de nom de marque en tête) »…
L’impro rame à mort. Pas un bruit dans la salle. Fred me demande alors du lait&amp;nbsp;: j’ouvre un frigo… quand soudain, Emeline passe rapidement devant nous en agitant les bras et en émettant un bruit étrange… je lève un sourcil (à ce moment-là, le public se marre, sans doute car il a bien vu que je n’ai rien pigé à ce qui vient de se passer).
L’attitude de Fred change tout à coup. Je percute que l’intervention d’Emeline était sans doute un signal de «&amp;nbsp;flashback »&amp;nbsp;: je m’adapte, mais l’histoire n’avance toujours pas.
Au bout d’un moment, je me dis qu’il faut vraiment trouver un truc, «&amp;nbsp;n’importe quoi »&amp;nbsp;: alors que Fred et moi nous trouvons devant une machine à laver, je découvre qu’il a mis au lavage son «&amp;nbsp;&lt;em&gt;petit ouistiti en peluche&lt;/em&gt; ». Je lance un appel pour qu’une des filles prête sa voix au ouistiti et trouve une idée pour nous sortir de là, mais ça ne fonctionne pas&amp;nbsp;: je me retrouve à faire la voix du ouistiti…
Marion vient à la rescousse quelques secondes avant la fin&amp;nbsp;: elle entre en scène et nous «&amp;nbsp;tag-out » (je n’avais jamais expérimenté ce truc-là, et je remercie le ciel d’avoir compris le signal sur le moment !). Elle fait alors comprendre qu’elle est le ouistiti, et qu’elle est tiraillée depuis des années entre Fred et moi, car elle nous aime tous les deux… Florian siffle. Le public applaudit. Je viens de vivre la pire impro de ma vie jusqu’à présent.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Neige en Août, Pâté en croute » – Doublage - 4 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fred et moi entrons, doublés par les filles. En cocus, l’idée était d’interpréter deux vieux philosophes proférant des banalités. Le début est difficile pour moi&amp;nbsp;: je n’ai jamais été dans la peau du «&amp;nbsp;doublé » et j’ai du mal à concilier ma gestuelle avec le fait de bouger les lèvres lorsqu’Emeline parle.
Les filles nous font partir dans un plan strip-tease, ce qui était assez drôle. Emeline me fait dire que je vais enlever mon T-Shirt&amp;nbsp;: sur le moment, je ne sais pas si je dois le mimer ou le faire réellement. Par convention d’improvisation théâtrale (bon allez, d’accord&amp;nbsp;: par pudeur !), je décide de le mimer.
Emeline et Marion poussent le sketch au point que je me retrouve nez-à-nez avec Fred, et que nous devons nous embrasser&amp;nbsp;: par convention d’improvisation théâtrale (…!) je tourne sa tête et l’embrasse sur la joue.
Je ne sais plus vraiment comment se termine l’impro, mais c’était assez drôle, et le public s’est bien marré. Moi aussi, d’ailleurs&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Baptême de l’air » - Libre – Mixte – 3 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En cocus, Emeline me dit de me lancer sur un personnage qui n’a jamais pris l’avion et qui s’est blindé de parachutes. Je rejoins Marion sur scène, qui incarne une hôtesse de l’air et me fait la présentation des issues de secours, me plaque un masque à oxygène sur le visage, etc. Je lui explique que j’ai peur, et que j’ai tout prévu en cas d’accident&amp;nbsp;: j’ai un parachute dans le dos, un autre sur le ventre, dans les poches arrière de mon pantalon, et que j’ai même un petit parasol qu’on met dans les verres pendant les apéritifs (je me demande encore comment j’ai pu penser à ce truc-là… la «&amp;nbsp;magie » de l’impro !…).
Marion continue de donner ses consignes, quand Emeline intervient en voix-off&amp;nbsp;: elle présente Marion  comme étant «&amp;nbsp;Stéphanie », une TUC hôtesse de l’air dont c’est le premier vol. Je décide de sortir de l’avion et tente de forcer les portes de l’avion, en suppliant «&amp;nbsp;Stéphanie la TUC » de m’ouvrir… je pense que l’impro va se terminer là, car j’ai vu Florian agiter la main pour signaler une fin d’impro imminente. Mais Florian nous laisse jouer encore un peu de temps… Marion m’intime l’ordre de me calmer, et je rejoins mon siège. Elle reprend sa présentation avec les masques à oxygène. Je m’en colle un sur le nez et fait des grimaces de panique pendant que Marion conclut l’impro&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;En cas d’accident, essayez de tous crier ‘Aaaaaaaaah’ en même temps&amp;nbsp;: ce sera plus joli !&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;L’histoire sans faim » – En ligne – 5 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Emeline se lance sur une contée&amp;nbsp;: elle raconte l’histoire d’un boulanger de village (Fred se lance) qui ne trouve plus de farine pour faire son pain. Le boulanger a besoin de plus en plus de bras pour ramener de la farine des villages voisins (Marion entre en jeu).
Fred et Marion se démènent sur scène pour porter des sacs de farine et pétrir des boules de pain imaginaires. Emeline lance alors&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Guiseppe avait besoin d’encore plus d’esclaves pour faire son pain ». Je n’ai absolument aucune idée, mais j’imagine que c’est un appel d’Emeline pour me faire entrer en scène. A peine le pied posé sur les planches, je devine que c’était une erreur&amp;nbsp;: je ne fais qu’encombrer le tableau et je m’intercale maladroitement entre les deux autres.
C’est soudain la pénurie de farine&amp;nbsp;! J’explique que l’un de mes cousins possède une carrière de souffre et propose que l’on s’en serve à la place de la farine. Cela serait même l’occasion de créer une spécialité régionale&amp;nbsp;! Emeline reprend la parole et évite de justesse un lapsus gênant («&amp;nbsp;&lt;em&gt;Guiseppe se mit en quête de tout le foutr… souffre des environs !&lt;/em&gt; »).
Nous produisons beaucoup de notre fameux pain, et Guiseppe devient riche. Je réclame des royalties, car c’est moi qui ai eu l’idée d’utiliser le souffre.
Marion saute alors à la gorge de Fred avec un couteau, au moment même où Emeline annonce que Fred a pour projet de nous massacrer&amp;nbsp;! (Situation assez marrante du coup, et le public rit.)
Je me jette moi aussi au cou de Fred en disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Moi aussi je vous adore patron, mais si vous voulez me massacrer, allez-y !&lt;/em&gt; » (Je recule de quelques pas et Marion me suit).
Il s’en suit une bataille de farine et de mixture bizarre, qui termine l’impro.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Punition pour Emeline – Abécédaire – De la lettre ‘M’ à la lettre ‘L’&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’impro commence par un fantastique «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Merde&amp;nbsp;! On a oublié les bananes !&lt;/em&gt; » de Fred. La problématique de l’impro tournera autour du fait qu’il faut changer de jour pour faire les courses. Emeline et Fred s’accordent sur un jour donné, jusqu’à ce qu’Emeline réalise que ces soirs-là elle est systématiquement occupée avec son amant.
Un bon abécédaire qui m’a bien fait rire, alors que je les observais depuis la réserve.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Bulle de savon » – En ligne – 1 minute&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès la fin de la musique de réflexion, Marion et Fred se retirent en réserve. Je reste seul à côté d’Emeline, me demandant si je dois y aller ou non… je prends finalement la décision de me lancer&amp;nbsp;: j’incarne un moucheron, et je m’adresse directement au public. Mon idée est simple&amp;nbsp;: il faut que je raconte comment je me suis fait enfermer dans une bulle de savon (par un gamin qui jouait à faire des bulles).
J’arrive presque à cette étape de mon idée lorsque je remarque Emeline derrière moi&amp;nbsp;: je devine, on ne sait comment (encore la «&amp;nbsp;magie » de l’impro ?) qu’elle incarne un caméléon. Sur le moment, je me dis que ça compromet mon idée de départ, mais je n’ai d’autre choix que de le rejoindre et voir ce qu’elle me propose.
Je m’approche d’elle, soupçonneux quant à ses «&amp;nbsp;yeux globuleux »... Je m’attends à ce qu’elle fasse mine de projeter sa langue vers moi pour me manger... Mais Emeline reste fixe. Elle montre à peine sa langue. Je ne vois pas où elle veut en venir, et les secondes d’inactivité s’accumulent. D’un coup, Emeline se redresse et tape des mains dans ma direction. Je me retourne vers le public et déclare&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Je me suis fait buter la gueule.&lt;/em&gt; ».
Florian siffle la fin de l’impro. J’ai bien aimé cette impro, mais je regrette de ne pas avoir pu boucler la problématique de la «&amp;nbsp;bulle de savon ».&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Chaleur hivernale » – En cercle – «&amp;nbsp;Deux objets, deux personnages » - 5 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Florian nous propose une catégorie qui sort de l’ordinaire&amp;nbsp;: il demande au public de choisir deux objets, deux personnages, et de les assigner à chacun d’entre nous&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Marion sera une vieille dame sourde,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Emeline aura un chapeau de Napoléon,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Fred aura un marteau,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;J’incarnerai un policier gai (ou gay, c’est comme je veux).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Durant le cocus, nous partons sur l’idée d’une maison de retraite&amp;nbsp;: Marion entrera en scène et tentera d’installer un peu le décor et l’ambiance. Fred la rejoindra ensuite pour réparer le chauffage, avec son marteau. Coup de sifflet.
Marion et Fred installent une ambiance assez sympa (la surdité excessive de Marion joue pour beaucoup). Emeline sonne à la porte, incarnant une vieil homme visiblement dérangé qui a participé à toutes les guerres&amp;nbsp;: elle tente de faire fuir Marion, car un incendie s’est déclaré dans la maison de retraite. J’entre en scène quelques secondes plus tard, avec la ferme intention de découvrir qui est à l’origine de l’incendie (j’ai prévu de faire un personnage «&amp;nbsp;gai », mais je frôle souvent le côté «&amp;nbsp;gay »).
Marion et Emeline s’éclipsent pendant que j’accuse Fred d’être l’incendiaire, puis reviennent en tant qu’inspecteurs de la police scientifique. Je veux utiliser le marteau comme pièce à conviction, mais beaucoup (dont moi) ont laissé leurs empreintes dessus… Au final, je crois que je décide de coffrer tout le monde, et je déclare que cette aventure restera à coup sûr la plus belle enquête de ma vie.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Le canapé qui marche » – Mixte – 3 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fred me laisse partir sur une idée de représentant qui vend vraiment n’importe quoi. J’entre sur scène, une valise à la main, et surprise&amp;nbsp;: les deux filles sont en scène et se tiennent par le bras. Je m’approche… je tente de communiquer avec elles… et je finis enfin par comprendre qu’elles jouent le fameux canapé&amp;nbsp;!
Je suis surpris de n’avoir jamais vu ce canapé auparavant, alors que cela fait plus de 20 ans que je travaille dans ce magasin de meubles. Je teste le canapé, qui présente des fonctionnalités assez agréable. Je songe à l’acheter, mais le prix est réellement exorbitant… je me retrouve en train de négocier avec le canapé lui-même pour pouvoir le tester quelques jours à la maison. A la fin du temps, j’essaye d’entraîner le canapé chez moi, tout en demandant s’il n’aurait pas besoin d’un troisième accoudoir.
Cette impro était assez marrante car «&amp;nbsp;décalée », et aussi un peu stressante pour moi dans le sens où les deux filles ne parlaient pas et que je n’avais pas énormément d’idées.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Grosse Beauf’ » – En ligne – 2 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Encore une fois, il ne reste plus qu’Emeline et moi sur scène à la fin de la musique de réflexion. Je commets l’erreur de me lancer&amp;nbsp;: je tente d’incarner une vieille tenancière de bar à qui personne ne s’intéresse. Je me rends vite compte que je n’ai pas grand-chose à donner dans le côté comique&amp;nbsp;: j’essaye de glisser vers une «&amp;nbsp;dramatique » mais sans grande inspiration non-plus. Emeline tente une voix-off et décrit ma jeunesse, alors que j’étais belle et qu’on s’intéressait à moi… cela nous fait gagner quelques secondes, mais ne me donne pas davantage de pistes pour la suite… à quelques secondes de la fin, Marion entre en jeu en tant qu’habituée du bar. Elle me fait la bise, et nous nous extasions ensuite devant un rond de fumée qu’elle vient de réaliser avec sa clope. Je dis quelque-chose comme «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Heureusement, il y a des clients qui savent mettre l’ambiance !&lt;/em&gt; », et l’impro se termine.
Je regrette vraiment de m’être lancé dans cette improvisation, c’était un peu du suicide. Je n’en ai pas parlé avec elle au moment où j’écris ces lignes, mais je pense que Marion entre sur scène dans le seul but de me sortir de la merde… et ça, ça fait plaisir&amp;nbsp;! ;))&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Soyons fous » - Catégorie «&amp;nbsp;Pantin »&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Là encore, Florian nous propose une catégorie que je n’ai jamais vue&amp;nbsp;: une personne du public choisit deux improvisateurs, et les installe dans une position particulière à partir de laquelle l’impro devra commencer. Marion et Fred sont choisis&amp;nbsp;: ils démarrent l’impro quasiment par terre, dans des positions étranges. Ils démarrent alors une répétition de danse classique complètement loufoque. Lorsque l’heure de la vraie représentation arrive, les danseurs ont des trous de mémoire et ne connaissent plus vraiment leur chorégraphie. Je me souviens que l’impro se termine lorsque Fred dit à Marion que c’est le moment du «&amp;nbsp;&lt;em&gt;bras d’honneur&lt;/em&gt; »&amp;nbsp;: Marion termine alors sa chorégraphie avec le majeur levé.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Zapping – Punition pour Fred et moi&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas grand-chose à dire&amp;nbsp;: la majorité des leads sont donnés par Fred. Je ne sais même plus trop ce que nous avons fait (ah si&amp;nbsp;: je me retrouve avec une jambe dans le plâtre, que je suis obligé de garder tendue en l’air – dur, dur&amp;nbsp;! ;)))&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Fête foraine chez les pharaons – Libre – En cercle – 3 minutes&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fred soumet l’idée de faire toute l’improvisation de profil&amp;nbsp;: nous démarrons sur ce principe, mais sans idée particulière. Fred incarne un pharaon qui désespère de pouvoir enfin faire la fête&amp;nbsp;: il ordonne à ses suivants de trouver quelqu’un pour lui organiser un événement amusant (comme je suis le seul en réserve à ce moment-là, je me lance pour assumer ce rôle). Je lui propose différentes activités, comme le lancer de fléchettes ou la dégustation de barbapapas (le fait d’être de profil donne des trucs assez marrants lorsqu’il s’agit de donner des choses à quelqu’un).
Marion et Emeline nous «&amp;nbsp;tag-out » pour jouer le rôle de Déesses&amp;nbsp;: elles ne supportent pas que les égyptiens puissent s’amuser. Elles nous envoient tout d’abord la pluie, puis plus tard un soleil brûlant. Je vois la fin de l’impro arriver. Je me précipite contre Fred et je déclame que les Dieux pourront bien faire brûler les papyrus, les pyramides, mais qu’ils ne parviendront jamais à détruire notre formidable sens de l’humour. (Pfff !)&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Fin du totem&amp;nbsp;: musique, applaudissements, saluts… je me retrouve bien embêté lorsque Marion me pousse du coude en me disant de présenter Florian au public&amp;nbsp;: je ne me souviens plus de son nom de famille&amp;nbsp;! Je ne sais plus s’il s’agit de «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Langlois&lt;/em&gt; » ou «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Langlais&lt;/em&gt; ». Je crois comprendre que Marion me dit «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Langlais&lt;/em&gt; » (heureusement c’était ça) et hurle le nom au public, baissant volontairement le volume de ma voix à la fin du nom de Florian. ;))&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sortie dans la petite loge&amp;nbsp;: je suis dans mes pensées, et sur le moment je ne retiens que les trucs où j’ai le sentiment d’avoir merdé. Je lance à voix haute un «&amp;nbsp;&lt;em&gt;C’était pas terrible.&lt;/em&gt; », ce qui semble couper net l’enthousiasme de Marion dont c’était le premier Totem et qui s’était bien amusée. (Marion, je te le répète encore aujourd’hui&amp;nbsp;: je me faisais la remarque à moi-même&amp;nbsp;! ;))))))&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je retrouve les amis de l’atelier, mes parents, des cousins, des amis… tout le monde me dit que c’était super, drôle, énergique, etc… mais je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec mon premier Totem, duquel j’étais ressorti nettement plus satisfait.
En déambulant dans la Mi-Graine, je demande à quelques membres de la Lilyade ce qu’ils ont pensé du spectacle&amp;nbsp;: certain d’entre eux me font des recommandations pour la suite (personnages, interactions avec le public)… j’ai encore beaucoup de choses à apprendre… toutes les remarques qu’on peut me faire me paraissent parfaitement justifiées, mais me font percevoir encore davantage les erreurs commises sur scène.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mon père partageait un peu mon avis sur le spectacle&amp;nbsp;: moins «&amp;nbsp;abouti » que le précédent (ce qui ne l’a pas empêché d’aimer celui-là aussi, évidemment&amp;nbsp;! ;)))
«&amp;nbsp;&lt;em&gt;L’impro, c’est de toute façon quelque-chose d’aléatoire !&lt;/em&gt; », m’a-t-il dit, «&amp;nbsp;&lt;em&gt;On ne peut pas tout réussir tout le temps !&lt;/em&gt; ».
Il a raison. Il va falloir que j’apprenne à encaisser les spectacles «&amp;nbsp;moins bons », et que je continue à progresser...
Fabienne m'a également fait comprendre que lors de mon premier Totem à la Mi-Graine, je n'avais pas vraiment &quot;d'élément de comparaison&quot;&amp;nbsp;: tout paraît toujours &quot;mieux&quot; lorsque c'est la première fois qu'on le vit. Cette fois-ci, j'étais moins dans la &quot;découverte&quot;, et j'ai davantage remarqué les petites imperfections du spectacle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au final, ce Totem a été «&amp;nbsp;formateur » justement parce qu’il m’a confronté à beaucoup de mes faiblesses d’un seul coup, et qu’il m’a rappelé que l’impro reste un exercice difficile où le fait de «&amp;nbsp;faire rire » ne suffit pas. Il ne reste qu’à corriger le tir, et faire en sorte de s’amuser encore plus la prochaine fois&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</content>
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  <title>"Première" à la Mi-Graine</title>
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  <issued>2005-10-24T22:26:26+02:00</issued>
  <modified>2005-10-24T22:26:26+02:00</modified>
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  <author><name>Debug</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Lundi 24 octobre : C’est le grand jour !
Dès le matin, le stress s’installe : la salle est pleine alors que je n’ai même pas pu réserver de places pour mes parents et pour Fabienne. Même certains membres de l’atelier n’ont pas pu réserver. En bref : la salle va être bondée, remplie d’un public qui vient voir un spectacle d’impro sans indulgence particulière…</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi 24 octobre :&lt;/strong&gt; C’est le grand jour&amp;nbsp;!
Dès le matin, le stress s’installe&amp;nbsp;: la salle est pleine alors que je n’ai même pas pu réserver de places pour mes parents et pour Fabienne. Même certains membres de l’atelier n’ont pas pu réserver. En bref&amp;nbsp;: la salle va être bondée, remplie d’un public qui vient voir un spectacle d’impro sans indulgence particulière…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après un échauffement mené par Fred, nous (Hélène, Maud, Buck et moi) allons boire un coup dans un café proche de la salle. En sortant de la Mi-Graine, je croise les regards de mes parents, mes potes, les gens de l’atelier… je ne leur parle pas. Je suis déjà dans un état second. Fred nous explique les différentes catégories qui vont tomber pendant le spectacle. Ca ne me rassure pas&amp;nbsp;: je n’ai expérimenté aucune de ces catégories&amp;nbsp;!
Seule Hélène parvient à me rassurer&amp;nbsp;: elle m’explique que, quoi qu’il arrive, on ne laisse jamais personne «&amp;nbsp;dans la merde ». On peut toujours compter sur les autres pour rentrer sur une impro si on est en train de se planter. (Après coup, je la remercie encore d’avoir insisté là-dessus, ça m’a vraiment aidé).
Nous retournons à la Mi-Graine, et nous plaçons dans la petite «&amp;nbsp;loge ». Hélène m’empêche de regarder le public (là encore, je l’en remercie). Comme elle me l’avait décrit, le moment le plus stressant, c’est cette «&amp;nbsp;attente » dans cet espace restreint&amp;nbsp;: les bruits du public, la lumière qui s’éteint, la musique qui démarre… au signal de la régie, nous entrons sur scène en nous tenant par la main. Je ferme la marche. Au moment de rentrer sur scène, je me prends les pieds dans le rideau et manque de justesse de me casser la gueule. Retour dans la loge. Le M.C. fait son entrée, et le public applaudit à tout rompre. Hélène nous dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Quand le public est comme ça, ça peut que marcher&amp;nbsp;! ». A l’appel de nos noms, nous entrons en scène. Le spectacle commence…&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Poussez fort (Libre – En cercle)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hélène nous suggère l’idée d’un hold-up dans une banque&amp;nbsp;: un braqueur expérimenté forme deux novices avec pour objectif final le coffre de la banque (il faudra pousser fort sur la porte pour l’ouvrir). Tout le monde est OK en cocus, et trois secondes avant le coup de sifflet j’apprends que c’est moi qui vais former les braqueurs «&amp;nbsp;novices ». Le M.C. siffle, la lumière s’allume, et notre première impro commence. Je lance une phrase ou deux pour faire comprendre que j’ai un paquet de braquages derrière moi, et que nous avons pour objectif de braquer une banque. Je décide de faire un «&amp;nbsp;check-up » de mes acolytes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Bon, tu as ton flingue&amp;nbsp;? ». Maud acquiesce. «&amp;nbsp;Et toi&amp;nbsp;? ». Hélène fait de même. A ce moment précis, je panique. J’ai l’impression que ça patine déjà. Je demande aux braqueurs de mettre un bas de laine sur leur visage (ce qui me permet de faire une tête rigolote) et de combler quelques secondes avec des rires public. Impériale, Hélène prend le relais et relance l’impro en demandant poliment à la banquière de nous ouvrir le coffre (heureusement qu’elle a pris le relais !). L’impro roule. Seul souvenir un peu marquant&amp;nbsp;: je trouve le moyen de faire marrer un peu les gens en me passant un collier autour du coup en disant «&amp;nbsp;Pou-Pou-Pidou&amp;nbsp;! ».
Ce sera mon pire souvenir d’impro de la soirée, même si tout le monde me dira plus tard qu’elle était super&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.debugsworld.com/20secondes/images/PICT0054.JPG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Le secret (Ca passe ou ça casse – Mixte)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis avec Buck, et nous parvenons à faire quelques impros sympas (dont une dans laquelle Buck joue un physicien qui explique que tout ce qui se transforme «&amp;nbsp;se crée » (secret)). Au bout d’un moment&amp;nbsp;: plus d’idées. On croise les doigts. L’impro des filles «&amp;nbsp;casse ». Nous sommes soulagés pendant 2 secondes jusqu’à ce que Fred nous dise&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ca a cassé, mais vous allez quand-même nous faire votre impro, messieurs&amp;nbsp;! ». J’embarque sur une excellente idée de Buck, qui nous permettra de faire une impro poétique sur des boîtes à secrets.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Ping-Pong Galactique (A la manière d’un film d’aventure – En cercle)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’idée est de secourir le chien «&amp;nbsp;Ping-Pong », perdu quelque-part dans l’espace. Hélène et Buck entrent en scène, tandis que Maud et moi tentons de faire des bruitages de science-fiction. L’impro patine un peu. Je tente de faire des appels radio qui ne donnent pas grand-chose, Maud entre en scène en tant que chien, et se métamorphose en chat sous l’effet de l’arme de Buck. Un peu d’incompréhension.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Le panier de ma vie (Libre – En cercle)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je souris à l’annonce du thème, car je sais qu’il s’agit d’une référence entre Thanos (un ami) et moi. Hélène part sur l’histoire d’une mère qui pète les plombs car elle a accouché de triplés insupportables. L’impro démarre&amp;nbsp;: Hélène désespère alors que nous entamons une chanson stupide en tapant des pieds. Maud et Buck trouvent des rimes de manière impeccable, mais lorsque mon tour arrive, je bredouille n’importe quoi et finis ma phrase par le mot «&amp;nbsp;estafette ». C’est stupide, c’est absurde, mais ça fait marrer. Hélène nous laisse un mot et nous abandonne. Buck trouve la rupture en nous faisant grandir de 10 ans d’un coup. Je décide d’exprimer mon ras-le-bol quant aux petits pots «&amp;nbsp;pomme-coing ». Maud décide de nous lancer sur la trace de notre mère car nous avons le permis de conduire. Elle propose de commencer à chercher dans la maison, ce à quoi je réponds que la bagnole ne passera jamais dans les escaliers. Maud trouve une super idée et nous annonce qu’elle se dévoue pour remplacer notre mère&amp;nbsp;: Buck se remet alors à chanter notre chanson débile, je le suis, et l’impro s’arrête.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.debugsworld.com/20secondes/images/PICT0057.JPG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Etoile Fuyante (Libre – Mixte – 6 minutes)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maud part sur l’idée qu’elle est une star qui fuit la célébrité et les paparazzis. Elle entre sur scène en même temps que Buck. L’histoire se complique&amp;nbsp;: l’un et l’autre disent être la «&amp;nbsp;réplique » d’une star (je suppose qu’ils voulaient dire «&amp;nbsp;doublure »), puis l’impro part dans la direction des «&amp;nbsp;souffleurs » de texte au théâtre. Hélène rentre en temps que metteur en scène pour remettre un peu d’ordre dans les répétitions. L’impro patine toujours un peu. Je tente un truc&amp;nbsp;: j’entre comme si j’étais le metteur en scène de tout ce qu’on vient de voir. J’explique qu’il faut qu’on cartonne si je veux garder mes subventions. Maud et Buck s’éclipsent, alors qu’Hélène me dit qu’il n’y a pas grand-monde dans la salle. Elle me suggère de mettre des ingrédients un peu plus «&amp;nbsp;olé-olé » dans la pièce. Elle saute sur mon dos, et l’impro se termine quand je gueule «&amp;nbsp;On l’aura la MJC de Melun&amp;nbsp;! On l’aura&amp;nbsp;! »… cette impro est la moins réussie du spectacle, je pense.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;La vie de château (Libre – En ligne)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hélène se lance seule dans le personnage d’une aristocrate qu’on a vraisemblablement jetée en prison. A l’aide d’une petite cuillère, elle creuse une galerie pour tenter de s’échapper, mais finit par tomber dans la cellule de Buck (qui décide d’incarner un taulard un peu taré). Je ne sais plus comment finit l’impro, mais je retiens une phrase excellente d’Hélène&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;360 degrés pour creuser, et je tombe sur le degré où il y a un gros con&amp;nbsp;! ».&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Trou de mémoire (Libre – Mixte)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir fait répéter délibérément le thème histoire de déconner, Hélène me propose de partir sur un personnage qui passe l’oral d’un examen et qui ne se souvient de rien. Je rentre en scène avec Buck, qui se met à creuser un trou dans le sol avec une pelle. Je bredouille des trucs comme «&amp;nbsp;Invention de l’électricité&amp;nbsp;: 1789… euh non c’est pas ça ». Buck me dit qu’il ne sait pas pour quelle raison il creuse. Je lui dis que je suppose qu’il est en train de passer l’examen de travaux pratiques, car moi je dois passer l’oral. Hélène arrive et commence à nous poser des questions à chacun. Buck (94 ans) répond bien mieux que moi (54 ans, je vis encore chez ma mère). Hélène décide de donner son examen à Buck, et non à moi. Alors que je m’apitoie sur mon sort en prétextant que «&amp;nbsp;ma mère va me tuer », Hélène me fait comprendre avec un regard entendu qu’il existe d’autres moyens de réussir… je l’entraîne hors de la scène en disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Inventeur du matelas&amp;nbsp;: Pilates en -2500 avant Jésus Christ ». L’impro se termine. J’ai fini par comprendre pourquoi j’avais dit «&amp;nbsp;Pilates » sur ma dernière réplique&amp;nbsp;: sans doute un lien à des appareils de musculation cités par William Gibson dans «&amp;nbsp;Identification des schémas », un bouquin que j’avais lu peu de temps auparavant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.debugsworld.com/20secondes/images/PICT0055.JPG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;  &lt;img src=&quot;http://www.debugsworld.com/20secondes/images/PICT0056.JPG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Le 4ème étage (Identités cachées)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hélène est «&amp;nbsp;Céline Dion », Maud est «&amp;nbsp;Mary Pierce », et Buck est «&amp;nbsp;Dark Vador ».
Buck prend d’entrée de jeu un accent québécois, ce qui est excellent compte-tenu de son personnage. J’arrive à placer deux ou trois trucs par-ci par-là&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;A l’attention d’Hélène&amp;nbsp;: Faites pas de trop grands gestes, vous allez lui exploser à nouveau les dents&amp;nbsp;!&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pour Buck, après qu’il ait heurté un mur&amp;nbsp;: Ca va&amp;nbsp;? Tu vois pas trop les étoiles&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pour Maud, lorsqu’elle saute du quatrième étage&amp;nbsp;: Pleine ligne&amp;nbsp;! Elle était pleine ligne&amp;nbsp;!&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Je tique sur mon propre personnage lorsqu’Hélène me demande&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;On est en direct&amp;nbsp;? ». Ce à quoi je réponds&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Euuuuuuh… Oui. ». Je pars sur la piste de la Star Academy en attribuant des numéros aux autres joueurs, en précisant que des SMS peuvent les sauver (j’ai tout de même un léger doute jusqu’à la fin&amp;nbsp;: on m’a parlé d’une oreillette et j’hésite avec Jean-Luc Delarue). L’impro se passe super-bien, on se marre, et tout le monde trouve son personnage (j’étais bien «&amp;nbsp;Nikos de la Star Ac’ »).&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Texte à lire&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hélène et moi écopons d’une punition, pour une raison qui m’échappe. Fred tend un texte à Hélène&amp;nbsp;: elle va devoir lire chacune des répliques, et je vais devoir y répondre en improvisant. Exercice inédit et un peu déstabilisant, mais on s’en sort. (Lorsque Hélène m’encourage à «&amp;nbsp;demander du liquide », je lui réponds que «&amp;nbsp;je compte en effet demander 230 000 dollars en billets de 10 euros ». Le public se marre. Je comprends après coup que ce que je viens de dire est drôle, même si ce n’est pas du tout fait exprès !).&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Le pédalo du bonheur (Libre – En cercle)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hélène trouve encore une excellente idée en cocus&amp;nbsp;: deux petits vieux font un voyage en pédalo, faute d’avoir pu se payer une croisière. Elle rentre en scène avec Buck, et commence un périple tranquille en pédalo jusqu’à ce qu’une tempête s’annonce devant eux. Ils font alors demi-tour. Maud et moi sautons alors sur scène&amp;nbsp;: je tente désespérément de faire comprendre que je suis un dauphin, et j’y parviens seulement en mettant une main dans mon dos pour imiter une vague nageoire dorsale (bravo à Hélène et Buck pour avoir trouvé !). Les retraités m’attrapent au lasso pour que je les emmène au loin. Je décide d’appeler de l’aide supplémentaire&amp;nbsp;: j’ai dans l’idée d’émettre des «&amp;nbsp;cliquetis » comme les dauphins. Mais ma bouche est tellement pâteuse qu’aucun son ne sort&amp;nbsp;! Je me justifie en disant que «&amp;nbsp;d’habitude je le fais mieux&amp;nbsp;! ». Maud arrive alors en chèvre. Sur le moment, je ne comprends pas. Je me dis alors que ce sont probablement mes «&amp;nbsp;cliquetis râtés » qui ont attiré ce que je baptise une «&amp;nbsp;chèvre aquatique »… pendant que je regarde ailleurs, Maud disparaît de l’impro sans que j’en saisisse la raison. Je trouve une excuse pour m’échapper, et je rejoins Maud en réserve. Nous entamons un chant des sirènes&amp;nbsp;: le pédalo et les petits vieux coulent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.debugsworld.com/20secondes/images/PICT0059.JPG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;  &lt;img src=&quot;http://www.debugsworld.com/20secondes/images/PICT0060.JPG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Vacances à Oslo (Libre – En ligne)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Buck se lance seul dans une impro d’une minute dans laquelle il incarne un marabout africain qui découvre les sports d’hiver, et la descente à skis en particulier.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;On se jette à l’eau (Exercice de style)&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Difficile à décrire dans le détail&amp;nbsp;!
Au premier passage&amp;nbsp;: Maud est seule en scène et incarne une comédienne qui doit bientôt démarrer son spectacle. Buck et moi faisons quelques passages, alors qu’Hélène lance tous ses habits à Maud au fur et à mesure de l’impro… cette impro sera reprise à la manière de&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;«&amp;nbsp;Sous le soleil »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;«&amp;nbsp;Fame »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;«&amp;nbsp;La petite maison dans la prairie »&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Et enfin «&amp;nbsp;La croisière s’amuse »&amp;nbsp;: à la fin de l’impro, Hélène apparaît complètement trempée et nous fait éclater de rire.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;… au final, ce Totem a vraiment été excellent pour moi. Ca restera vraiment un souvenir fantastique. Tout le monde (public, famille, amis, membres de la Lilyade) a semblé apprécier. Moi je me suis vraiment amusé, j’ai adoré. Je pense que je ne pouvais pas rêver mieux pour cette «&amp;nbsp;première » tant attendue à la Mi-Graine.
Un grand merci à Hélène, Maud, Buck et Fred, qui ont fait de ce Totem un moment grandiose, qui me fait encore sourire au moment où j’écris ces lignes&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Merci également à Chantal G., grâce à qui je possède des photos de ce grand moment !)&lt;/p&gt;</content>
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